La Gazette

des Comores

Scrutin du 30 juillet / La Cour suprême valide la victoire du Oui à 92,34%

Scrutin du 30 juillet / La Cour suprême valide la victoire du Oui à 92,34% © : HZK-LGDC

La Cour Suprême a rendu officiel les résultats du scrutin référendaire du 30 juillet dernier. Malgré la contestation par l’opposition qui avait appelé au boycott, ce dernier a reconnu la validité du vote avec un « Oui » qui l’remporte avec 92,34% des suffrages contre 7,66% pour le Non, des bulletins blancs ou nuls non comptabilisés et une trentaine de bureaux annulés.


« Nous sommes un pays souverain, cela veut dire que nous pouvons nous auto-suffire et y faire ce qui nous semble meilleur », a lancé d’emblée le Ministre en charge des élections, Mohamed Daoudou, après la proclamation officielle des résultats du scrutin référendaire par la Cour suprême, hier lundi. Selon lui, seule la Cour Suprême est habilitée à critiquer, proclamer et valider le déroulement dudit scrutin et nulle autre institution ou personnalité.

 

Pour le déroulement de l’élection, le ministre se félicite et parle de « scrutin libre et démocratique » tout en condamnant les agissements de certaines personnes vis-à-vis des forces de sécurité en la personne d’Ali Radjabou, le militaire blessé. Mohamed Daoudou alias Kiki laisse entendre que la Cour Suprême, qui détient les compétences de la Cour Constitutionnelle, a travaillé dans la liberté et la transparence, un moyen selon notre interlocuteur de prouver que le « pays possède des juges compétents et capables de faire primer les textes constitutionnels ».

 

Le référendum a eu lieu dans « les meilleures » conditions possibles et comme stipulé dans les textes, la nouvelle constitution va être mise en place dans les plus brefs délais. « La loi est déjà adoptée. Le président de la République doit, à présent, mettre en place toutes les dispositions pour permettre l’application de cette nouvelle constitution. Tout ce qui est établi par celle-ci sera appliqué. Et quiconque s’apprête à contredire la constitution, alors qu’il soit prêt car nous allons faire le nécessaire pour qu’elle soit exécutée », précise le Ministre en charge des élections.

 

Sur les 723 bureaux de vote, on comptabilise 301.006 inscrits. Seuls 188.750 se sont présentés aux urnes selon les chiffres de la Cour Suprême. Un taux de participation évalué à 62,71%. Suivant les résultats définitifs de la Cour Suprême, le « Oui » l’a remporté largement avec 92,34% contre 7,66% pour le « Non ». Après études et analyses des premiers résultats rendus par la CENI, la Cour Suprême a, sur l’étendue du territoire national, procédé aux corrections et aux rectifications et lors de ces dernières, les magistrats statuant en chambre constitutionnelle de la Cour suprême, en lieu et place de la cour constitutionnelle, disent avoir constaté quelques irrégularités qui ont conduit à l’annulation des résultats dans 39 bureaux de vote dont 23 à Anjouan et 16 à Ngazidja.

 

Malgré les 8.334 bulletins blancs ou nuls recensés, le Oui et le Non ont suffi à comptabiliser le suffrage. Pour les partis de la Mouvance présidentielle, cette victoire est celle du peuple car c’est ce dernier qui a demandé cette révision et qui s’est exprimé dans les urnes en votant massivement pour le Oui. Pour Yahaya Mohamed Illiasse, secrétaire général par intérim de la Crc, les vœux des Comoriens sont exaucés à travers ce référendum. Ce dernier espère que la confiance vouée par le peuple ne sera ni à déplorer ni à regretter. Pour ce qui est de la nouvelle constitution, elle est déjà adoptée et peut donc être appliquée. Parmi les nouvelles mesures, la dissolution des Conseils des îles, des Exécutifs autonomes, des vice-présidents autour du président de l’Union et de la Cour Constitutionnelle.

 

A.O Yazid

 


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