La Gazette

des Comores

Sambi bientôt jugé avant évacuation… ?

Sambi bientôt jugé avant évacuation… ? © : HZK-LGDC

Le procureur de Moroni a annoncé qu’il ne tardera pas à fixer les dates du procès des personnes impliquées dans le dossier de la citoyenneté économique. Une déclaration qui tombe juste après que le médecin de l’ancien président ait confié à l’AFP que son patient était dans un état de santé « préoccupant ». Une autre déclaration du ministre des affaires étrangères jette le trouble sur le calendrier. Jugements avant évacuation ou l’inverse ?


Dans un entretien avec nos confrères d'Al-watwan, paru hier 2 mars, le procureur de la République, Mohamed Abdou a fait savoir que le dossier de la citoyenneté économique, dont l'ancien président Sambi est cité comme l’instigateur, est dans la « phase finale ». Si le procureur de la République n’a cité aucun nom dans cette affaire qui concerne deux anciens présidents et d’autres anciens ministres, il est très à cheval sur l’imminence de l’ouverture du procès aussitôt que le magistrat instructeur lui aura communiqué la liste des personnes à auditionner. « Je ne tarderai pas à fixer les dates des auditions », devait-il réitérer.

 

Cette décision est tombée juste après que le médecin de l’ancien président ait confié à l’AFP que son patient était dans un état de santé « préoccupant » et que s’il ne bénéficiait pas des soins appropriés dans les délais convenables, « cela pourrait occasionner des complications ». Le ministre des affaires étrangères a confirmé lundi devant la presse que plusieurs pays, à l’instar de l’Arabie Saoudite, se sont prononcés favorables à accueillir l’ancien chef de l’État. Le chef de la diplomatie qui a déjà rendu une visite à l’ancien président pense que ce dernier serait « en train de réfléchir pour faire un choix » sur la liste desdits pays.

 

Une déclaration qui vient jeter le trouble sur le calendrier par rapport à l’imminence du procès annoncée par le parquet de Moroni. Sera-t-il question d’un procès expéditif à l’issue duquel Sambi, accusé de corruption, détournement de deniers publics, complicité de faux et usage de faux et forfaiture, sera condamné et être évacué avec ce statut de prisonnier qui lui vaudra l’acharnement de son pays d’accueil sous les couleurs d’une sécurité renforcée sur un prisonnier « à haut risque » ? La question mérite de se poser tant le chef de la diplomatie l’affirme : « C’est une affaire entre lui et le gouvernement comorien et non avec la communauté internationale ».

 

A.O. Yazid

 


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