Recommandé par le tribunal de première instance, Djaé Ahamada Chanfi a tenu une réunion militante samedi dernier. Rien qu’en cette occasion, le secrétaire général légitime aurait collecté près de 650 adhésions.
« Après avoir examiné les pièces du dossier, il a été décidé avant dire droit (ADD) qu’il est ordonné à monsieur DJAE secrétaire général de convoquer une réunion dans un délai ne dépassant pas un mois pour faire l’inventaire de tous les biens et matériels du parti RDC », lit-on dans un extrait d’un jugement du tribunal de première instance de Moroni en date du 25 mars sur une audience du 25 même jour.
C’est sur cette ordonnance du tribunal que le secrétaire général a tenu samedi dernier à Koimbani Oichili une réunion militante. Réunion à la quelle n’ont pas pris part les élus du parti. « Les absents se déconsidèrent eux-mêmes », juge le secrétaire légitime d’un RDC en pleine ébullition depuis maintenant plusieurs mois. « Je les ai invités à la réunion, ils ont été aux abonnés absents », regrette-t-il.
Comme on peut le lire dans l’extrait du tribunal, le secrétaire légitime Djae Ahamada Chanfi devait établir l’inventaire des biens et matériels de son parti. Mais, selon cet ancien candidat à l’élection des gouverneurs des îles, l’autre clan de Mouigni Baraka, pourtant éconduit par la justice, rechigne.
Le tribunal a également recommandé au secrétaire général du parti Rassemblement démocratique des Comores (Rdc) de « proposer une date du congrès ». A l’issue de la réunion militante, Djae Ahamada Chanfi a annoncé la tenue de l’événement le 31 décembre prochain.
Notons que la tendance de Mouigni Baraka n’en démord pas, malgré la décision de la justice qui ne reconnait que Djae Ahamada Chanfi comme secrétaire général légitime du parti. Par un communiqué publié le 20 avril dernier sur la page Facebook du député Oumouri Mmadi Hassani, 13 élus du RDC ont confirmé leur appartenance au parti « sous le leadership de Mouigni Baraka Said Soilihi ».
« [Ces élus] se sont mis le doigt dans l’œil. Ils n’ont pas à prendre position tant le parti est en pleine restructuration », estime Djae, serein. Pour lui, que Mouigni Baraka soit considéré comme président ne figure dans « aucun » procès verbal. « Le président d’honneur existe. Mais le poste lui-même, tel que le reconnait le communiqué des élus, n’existe nulle part », lance sur le ton de l’ironie celui qui sort toujours vainqueur depuis le début de cette bataille judiciaire.
Toufé Maecha
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