La Gazette

des Comores

Référendum du 30 juillet / L'exécutif de Ngazidja rejette les résultats

Référendum du 30 juillet / L'exécutif de Ngazidja rejette les résultats © : HZK-LGDC

Un peu avant la publication des résultats provisoires par la Ceni, l'exécutif de l’île de Ngazidja rejette sans surprise ces résultats, estimant que le taux de participation était inférieur à 30%, au lieu des 63% annoncé par le ministre de l'intérieur le jour même du scrutin à 23h.


C'est le commissaire à la production de Ngazidja, remplaçant Ishaka Mdahouma porte parole du gouverneur, qui d'emblée rejette le chiffre de 63% annoncé par le ministre Kiki. « Ce n'est pas vrai, nous avons enregistré moins de 25% de participation », révèle Hamada Ivessi devant la presse, appelant les villes et villages de l’île à rejeter ces résultats. D'après lui, la coutume (mila nantsi) doit faire son travail dès vendredi prochain, les enfants qui étaient dans les bureaux de vote ce lundi doivent être bannis par la notabilité de Ngazidja.

 

L'exécutif de Ngazidja trouve que ces enfants ont failli à leur devoir civique. « Ils ont menti à Dieu et à la population comorienne toute entière ». Selon lui, tout le monde sait très bien que le Non a triomphé. « Moi j'ai vu Mouhamadi Mmadi Ali qui se trouvait dans un bureau de vote à Vouvouni, a refusé de signer le PV puisque le Non a gagné mais on l’a forcé à signer le contraire et il a refusé. Voilà un enfant exemplaire. Je sais que la CENI n'aurait pas accepté ce PV ». Toujours selon lui, un bureau de vote de Mitsoudé aurait été incendié le jour du vote.

 

Le commissaire sollicite qu’une prière (Hitima) soit lue partout à Ngazidja pour la punition divine des menteurs de vote. Et par rapport à l'acte que tout le monde qualifie de barbare, le commissaire condamne tout en demandant au ministre de l'intérieur de cesser « les accusations gratuites ». Cela n'est pas digne d'un Ministre d'accuser des partis politiques qui n'ont rien à avoir avec ces actes. « Il doit laisser à la justice faire son travail » ajoute-t-il. Et de conclure en exhortant le chef de l'Etat de « ne pas cautionner les propos de son ministre de l'intérieur et d’écouter les conseils et de nos Oulemas ».

 

Ibnou M. Abdou

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.