La Gazette

des Comores

Réactions aux propos de Me Pierre-Olivier Sur /Le chef de la diplomatie comorienne ne décolère pas

Réactions aux propos de Me Pierre-Olivier Sur /Le chef de la diplomatie comorienne ne décolère pas © : HZK-LGDC

Visiblement sonné par la sortie médiatique de l'avocat d'Amine Halawi l'ex-directeur de la Bfc incarcéré à Moroni pour blanchiment d'argent, le ministre des affaires étrangères l'a violemment pris à partie. Dénonçant des propos que d'aucun juge méprisants voir insultants pour les Comores.


Le ministre des affaires étrangères, Souef Mohamed El Amine ne décolère pas, après les propos tenus par Me Pierre-Olivier Sur, avocat d'Amine Halawi l'ex-directeur de la Bfc écroué à la maison d'arrêt de Moroni pour blanchiment d'argent. L’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats à la cour de Paris qui a comparé au cours d'une conférence de presse, les cellules de la prison de Moroni à celles des camps de la mort S21 des Khmers rouges au Cambodge.

 

Répondant à une question de la correspondante de Rfi à Moroni au cours d’un petit déjeuner de presse au cours duquel, il échange à bâton rompu avec les journalistes, le chef de la diplomatie comorienne s'en prend à cet avocat qui a brandi la menace de faire condamner les Comores pour détention inhumaine comme dit-il, il avait réussi à faire condamner le Sénégal pour détention illégale.

 

« Il ment », a lancé le patron de la diplomatie comorienne qui considère comme grossier, le rapprochement fait par l'avocat sur les conditions de détention de Moroni avec les supplices infligées aux prisonniers des Khmers rouges au Cambodge. « Il n'a pas de leçon à nous donner. On sait, les conditions de détention des Bomettes à Marseille », a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il a demandé à le revoir en présence d'un représentant de l'ambassade de France. 

 

« Quand on est dans un pays étranger, il faut se comporter d'une façon digne », s'est-il indigné, ajoutant que l'avocat a raté une occasion de se taire. « Nous avons un projet avec l'Union Européenne, nous voulons construire la maison d'arrêt bien qu’il parle de réhabilitation. Qu'est ce qu'on réhabilite là à un moment où l’on parle de droits de l'homme et de bonne gouvernance. Nous voulons une prison qui répondra aux normes », a-t-il fait savoir.

 

Et le chef de la diplomatie de faire des révélations susceptibles d’aggraver le cas de M. Halawi poursuivi par son ex-employeur. Il s'agit du dossier brûlant des fonds de la citoyenneté économique et de la fondation Fatima dont la gestion serait entourée d’un épais écran de fumée noire et que l'ex-directeur de la Bfc en sait quelque chose d'après le ministre. 

 

« Lui est parmi ceux qui détiennent des informations sur ces dossiers mais il ne veut pas en parler. Il est au courent des fonds qui ont transité dans cette banque », a-t-il assuré. Et de continuer : « ce n'est pas en vain que Bachar après avoir était interpellé à deux reprises par les autorités koweitiennes, un pays tiers maintient toutes sortes de pression pour le libérer. C'est parce qu'il détient une autre nationalité outre celle du Liban. Lui (Amine Halawi : ndlr) peut détenir toutes les nationalités du monde, mais ce que son avocat a dit, ce n'est pas admissible ni acceptable ».     

 

A noter que plusieurs sujets ont été abordés au cours de ces échanges. Notamment le communiqué conjoint entre le Japon et les Comores signé à l'issue du voyage officiel qu'il a effectué dans ce pays. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

 

 

 

 

 


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