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Rupture diplomatique Comores/Qatar: La classe politique : Entre condamnation et prudence

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Rupture diplomatique Comores/Qatar: La classe politique : Entre condamnation et prudence © : HZK-LGDC

Entre condamnation et prudence, la classe politique comorienne se divise sur la décision surprise du gouvernement à rompre tous liens diplomatiques avec l'État de Qatar. Une décision qui a provoqué une onde de choc au sein de l'opinion publique comorienne.


Tout comme la diplomatie comorienne qui a été prise en tourmente par la guerre d'influence entre l'Arabie Saoudite et le Qatar, deux pays voisins du Golfe, la classe politique comorienne est elle aussi tiraillée entre condamnation et prudence. Pour l'ancien gouverneur de Ngazidja, Mouigni Baraka le gouvernement comorien a précipité sa décision. « La diplomatie comorienne aurait peut être dû se ranger du coté de ceux qui travaillent pour la désescalade de ces deux pays amis », a-t-il déclaré. Le président du parti Rdc laisse entendre que la meilleur solution dans ce genre de situation est de jouer l'équilibriste car à l'en croire, il n'est pas question de perdre l'Arabie Saoudite ni de l'autre coté froisser le Qatar.

« J'admets qu'aucun pays n'est épargné par le phénomène du terrorisme, mais il faudra dans ce cas sortir toutes les preuves. D'ailleurs on n’est pas sans savoir que Donald Trump qui a attisé le feu, cherche aujourd'hui à l'éteindre », a-t-il expliqué.          

L'équation n'était pas du tout facile à résoudre à en croire Houmed Msaidié du parti Rdhi, à partir du moment où ce sont des pays avec lesquels les Comores ont des relations très fortes. « Maintenant c'est le gouvernement qui sait pour quoi il a rompu ses relations diplomatiques avec le Qatar. On le sait très bien que l'Arabie Saoudite, l’Égypte, le Bahreïn ont avancé les accusations selon lesquelles le Qatar entretient le terrorisme. Notre pays est un pays fragile si cette accusation est avérée », a-t-il fait savoir.

Et de continuer : « je pense que ces deux pays se sont expliqués auprès de nos gouvernants et que si cela s'avère, c'est effectivement très grave. Donc il va falloir rectifier le tir de la part du Qatar et j'espère que les explications qui seront données de part et d'autre vont satisfaire les parties pour qu'elles s’assoient ensemble pour trouver une solution et qu'on dépasse ce désagréable conflit parce c'est désagréable pour les Comores, parce que se sont des pays qui entretiennent de bons rapports avec les Comores ».

A l'en croire les pays n'avait pas le choix quelque soit sa position, il lui a fallu donc prendre une décision. « L'Arabie saoudite et le Qatar investissent depuis des longues années dans notre pays. Mais s'il faut le dire très fortement que c'est en Arabie Saoudite que repose notre Prophète. Donc la proximité avec l'Arabie Saoudite dans son bonheur comme dans son malheurs est indéniable qu'on ne peut pas qu'être au coté de là où est enterré notre Prophète, là où nous accomplissons notre cinquième piler de l'Islam », a-t-il conclu.

Contrairement à la classe politique l'opinion publique déplore la décision du gouvernement. Il faut se rendre dans les réseaux sociaux pour se rendre à l’évidence de la colère de nombreux internautes.  

 

Maoulida Mbaé   

 

    

         


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