Reçu samedi à Beit-Salam par le président de la République pour dit-on divers sujets, les leaders de l'opposition en ont profité pour voler au secours du gouvernement sur la crise diplomatique entre Moroni et Doha. Solidarité oblige en cas d'un contexte difficile à en croire Said Larifou du parti Ridja.
Pour les leaders de l'opposition pas question de lâcher le président de la République dans la crise diplomatique entre les Comores et le Qatar. « Il y a eu une décision prise par le président de la République, qui a pesé le pour et le contre et mesuré les intérêts qui peuvent être mis en cause par rapport à une décision éventuelle », a indiqué Said Larifou président du parti Ridja. Et de continuer : « la décision prise par le président lie notre pays est à partir de là qu'on soit d'accord ou non le pays est engagé. Dans un contexte extrêmement mouvant qui met en jeu différents intérêts, nous devons nous montrer tous solidaires du président de la République ». Une critique à peine voilée contre les propos de l'ancien président Sambi désavouant la position du gouvernement comorien.
A l'en croire c’est pourquoi ils (opposition : ndlr) ont tenu à rencontrer le président « par rapport à la décision qui a été prise mais aussi nous poser une question extrêmement grave. Car c'est une faute politique, inimaginable commise volontairement par l'ancien président de l'Union des Comores », croit-il savoir. Et de continuer : « comment peut-on admettre et tolérer qu'un ancien président d'un pays ose à travers une vidéo qui a été largement diffusée à l'international mettre en cause une décision qui a été prise par le président en fonction ». M. Larifou va loin dans sa diatribe contre l'ancien rais en lui faisant endosser la responsabilité des manifestations qui ont suivi la décision du gouvernement. « Je pense qu'il faut être conséquent (…) Dès lors qu'on n’est pas d'accord avec une option qui pouvait compromettre les intérêts de votre pays. Il faut sortir pour être libre justement et désapprouver cela à l'extérieur », a-t-il lâché.
Quant au secrétaire général du parti Radhi Houmed Msaidié, il semble être surpris par la précipitation de l'ambassadeur du Qatar de quitter Moroni, alors que le communiqué du ministère des affaires étrangères n'était pas aussi radical. D'après-lui l'État n'a pas exigé le départ immédiat du représentant diplomatique du Qatar. Même réaction pour Djaé Ahamada qui rappelle que la diplomatie est un domaine exclusif du chef de l'État.
Maoulida Mbaé
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