C’est une démonstration de force qui a été réservée lundi dernier, pour l’accueil des deux ténorss de l'opposition après une tournée politique en France, en l'occurrence Youssouf Mohamed Boina et Me Ahamada Mahamoudou. Juste après leur arrivée, un grand meeting a été improvisé dans la ville de Mkazi où ces farouches adversaires du régime ont déclaré leur détermination à boycotter les élections présidentielles et des gouverneurs de janvier prochain.
De retour de France, après une longue tournée politique dédiée à la diaspora, Me Ahamada Mahamoudou et Youssouf Mohamed Boina sont accueillis en fanfare par une foule de militants et sympathisants du Front commun élargi, présidé par Hassane Ahmed El-Barwane. A Mkazi Bambao, lors d’un grand meeting, ils n’ont pas manqué de s’exprimer sur les prochaines échéances électorales de 2024. Selon Ahamada Mahamoudou, le pays est « pris en otage » depuis presque 8 ans par « une bande d’individus qui ne pensent qu’à leur intérêts personnels et familiaux ». « Il est temps qu'on libère le pays qui souffre de tous les maux », a-t-il déclaré. L'ancien candidat aux élections 2019, dresse une liste des maux qui rongent la société comorienne, dont la crise de l'électricité, la cherté de la vie etc.
S'agissant des prochaines élections de janvier 2024, l'avocat de l'ancien rais Sambi interpelle les comoriens sur le fait qu'aucune condition n'a été respectée pour aller dans ces élections. « Il n'y aura pas de vote, mais plutôt une mascarade électorale », lance-t-il. Youssouf Mohamed Boina quant à lui, persiste et signe. « Je suis bien déterminé et j'irai jusqu'au bout », dit-il. L'accueil qu'il a reçu, lui et l'avocat, démontre, selon lui, une fois de plus que les comoriens sont fatigués. « J’invite le gouvernement à venir constater la majorité des comoriens, ceux qui ont fait le déplacement sans être forcé, ni par crainte d’être viré de leur travail (…) Ils sont venus vers nous pour lancer un message clair qu'ils sont derrière nous pour demander une vie meilleure », indique-t-il.
Youssouf Mohamed Boina jure qu'il ne reculera jamais dans son combat qu'il a engagé depuis Ikoni jusqu'à Oichili, il y a déjà 6 mois de cela. « Faites ce que bon vous semble, mais nous sommes bien déterminés. Nous ne pouvons pas laisser Azali et sa famille faire ce qu'ils veulent de notre pays », conclut-il.
Ibnou M. Abdou
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