La nouvelle ambassadrice de France aux Comores a rencontré hier jeudi, le ministre de la jeunesse et des sports. Parmi les sujets abordés, outre la prise de contact entre les deux personnalités, le partenariat entre les Comores et la France.
Mahamoud Salim, ministre de la jeunesse, a reçu en fin de semaine Jacqueline Bassa-Mazzoni, nouvelle ambassadrice de France aux Comores.
Au centre des échanges, la culture, l'art mais aussi l'insertion professionnelle.
Pour la représentante officielle de la France à Moroni, il convient d'organiser une rencontre avec tous les membres du gouvernement et les hauts responsables comoriens.
"Une façon de capter dans quelle mesure la France, votre partenaire, peut accompagner le pays vers l’émergence(...). Pour moi, la coopération et le partenariat, c'est d'avancer concrètement dans le chemin du développement y compris dans le domaine culturel », a dit Jacqueline Bassa-Mazzoni pour qui "il y a énormément de secteurs très utiles dans le développement du pays".
"Il faut que nous échangions, que nos partenaires comoriens puissent dresser des priorités pour chaque secteur et que nous, en fonction des priorités qui seront dressées, puissions vous accompagner et vous proposer certaines coopérations », a-t-elle expliqué.
Jacqueline Bassa-Mazzoni a été nommée ambassadrice de la République française en Union des Comores en remplacement du Guadeloupéen Roby Judes, en fonction depuis 2014.
Maoulida Mbaé
Code de l'urbanisme
Aux maires de veiller à son application
Le secrétariat d'État et le commissariat de l'île de Ngazidja en charge de l'urbanisme ont déclenché une opération de sensibilisation sur la mise en œuvre du code de l'urbanisme. Au tour des maires et des préfets de l'île, dépositaires du permis de construire, d'être sensibilisés.
Adopté en 2001 et promulgué en 2012, le code de l'urbanisme et de la construction souffrirait d'un déficit de mise en œuvre d'après Mmadi Kapachiya, secrétaire d'État à l’aménagement du territoire et à l'urbanisme.
« On s'est rendu compte que ce code n'a pas été appliqué malgré les textes d'applications qui ont été signées. On a donc convié les maires et les préfets pour leur signifier leur mission. Il faut qu'ils veillent à l'application de ces textes », a déclaré le monsieur urbanisme de l'État.
« Dans notre approche sur la vulgarisation de ce code, nous nous sommes focalisés sur le permis de construire, dont les maires ont une responsabilité directe », a fait savoir Mmadi Kapachiya. Il ajoute: "Les problèmes fonciers sont les plus souvent, sources de conflits entre localités, entre voisins et même entres familles. Cela est dû à la fois à l'ignorance mais aussi au laxisme sur l'application des textes. D'où la volonté du gouvernement d'incomber l'application des textes aux maires ».
Autre aspect qui semble convaincre ces autorités à accélérer le transfert des compétences aux communes est la pagaille qui règne dans l'urbanisme, où chacun construit comme il veut. « Il faut mettre fin à cette anarchie », insiste Kapachiya.
Moissuli Mohamed Aziri, commissaire en charge de l'urbanisme de l'île, déplore cette situation : « Il faut responsabiliser les acteurs directs, qui sont les maires, à défaut les préfets », a-t-il lancé, précisant au passage qu'une première réunion sur la compétence des maires dans ce domaine a déjà été tenue.
« Nous comptons organiser des formations au bénéfice des communes avant tout transfert de compétence », a-t-il déclaré, ajoutant que des certificats, attestant de l'aptitude des communes à délivrer des permis de construire, vont leur être graduellement accordés.
« Dans ce code volumineux, nous avons choisi cette approche qui se veut progressive », a conclu Mohamed Abdou,
directeur de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme et de l'habitat.
Maoulida Mbaé
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