La Gazette

des Comores

Rejet définitif de la candidature de Mamadou / Et maintenant ?

Rejet définitif de la candidature de Mamadou /  Et maintenant ? © : HZK-LGDC

La section administrative statuant en matière électorale a hier, définitivement enterré l’ambition présidentielle de Mohamed Ali Soilih. Il lui reste maintenant à se positionner. En attendant, les candidats retenus lui font les yeux doux.


Sans réelle surprise, la section administrative de la Cour suprême statuant en matière électorale, a, ce 20 février, déclaré irrecevable, la demande de révision de l’arrêt du 09 de ce mois, portant publication de la liste définitive des candidats qualifiés pour la prochaine présidentielle. Cette demande a été introduite par le conseil de Mohamed Ali Soilihi le 13 février. Avec ce rejet, est enterrée la présidentielle ambition de l’ancien argentier de l’Etat.

 

Et maintenant ? Il faut savoir que l’opinion publique a appris avec étonnement, stupeur, peur ou espoir que le Mze se battait encore. Qu’il refusait de s’avouer vaincu après sa disqualification, somme toute définitive par la Cour suprême. Cet ultime rebondissement avait manqué de faire s’étouffer certains candidats, qui secrètement ou publiquement, rêvaient de s’attirer les bonnes grâces – et ses réserves de voix- de l’enfant chéri du Hamahamet.

 

Celui-ci, finaliste de l’élection présidentielle de 2016, doté d’un fief électoral qui ne lui a jamais fait défection, pourvu d’une assez solide présence au niveau des 3 îles a un rôle certain à jouer dans cette échéance présidentielle inédite. Même si la cassure de l’Updc a un peu amoindri sa force de frappe, ici les partis sont d’abord portés par un homme. L’on dit même que certains proches du pouvoir, soucieux de voir Mamadou reporter ses voix sur un autre candidat, voulaient qu’il soit réintégré dans la course présidentielle, c’est dire…

 

Mohamed Ali Soilihi (plus que l’Updc) est courtisé alors que la cartographie politique est éclatée. Lui, prend tout son temps. Des réunions sont organisées et se poursuivent. Joint au téléphone, un des bras droit du « Mze » a affirmé : « nous n’avons pas encore pris position, nous voulons rassembler le plus possible afin de nous assurer que Azali sera délogé de Beitsalam ». Nous saurons sans doute dans peu de temps sur qui portera son choix.

 

Encore faut-il rappeler que celui-ci ne peut pas faire campagne, étant placé sous contrôle judiciaire. Tout comme son ancien colistier de l’île d’Anjouan, l’ancien vice-président Nourdine Bourhane de Tsembehu, qui lui aussi dispose d’un vivier de voix important dans la Cuvette à Anjouan et ailleurs. Hasard du calendrier ou non, ces contrôles judiciaires sont du pain béni pour le régime.

 

Fsy

 


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