Le ministre de l’Intérieur s’est exprimé hier jeudi après que les forces de l'ordre se soient introduites au service des impôts de Ngazidja et aient confisqué la malle contenant les recettes des vignettes automobiles. Une "opération de sécurisation" pour le premier flic du pays qui entend éviter tout incident.
Des fonctionnaires du ministère des finances accompagnés des agents de la gendarmerie ont pris d’assaut la direction régionale des impôts de Ngazidja et sont repartis avec l’argent des vignettes pour le verser dans le compte unique de l’Etat. Hier jeudi, le ministre de l’Intérieur, Mohamed Daoudou, a préféré parler d'opération de sécurisation de l’argent des vignettes automobiles 2018 dont le délai de paiement expirait la semaine passée. « J’ai entendu parler de Hold up financier. Ce n’est pas du tout le cas. L’argent a été versé dans les comptes de l’Etat et va être redistribué par la suite », a expliqué Mohamed Daoudou.
Le premier flic du pays assure que ce n’est pas la première fois qu’une telle opération se fait. « Les fois précédentes, on avait demandé que l’argent soit versé dans les comptes de l’Etat et cela n'a pas été fait. Il fallait qu’on intervienne. C’est pour cette raison que les forces de l'ordre sont intervenues». Il ajoute: « Vous vous rappelez de l’argent des vignettes qui avait disparu parce non sécurisé... Il était hors de question de revivre cette scène ». Près de 75 millions au total ont ainsi été versés, à en croire le ministre, sur le compte unique de l’Etat.
La levée d’immunité des députés est « légale»
Le ministre de l’Intérieur en charge des instituions a réagi suite à la levée d’immunité des trois députés par le bureau de l’Assemblée. Malgré la vive contestation sur la procédure, dont les députés eux mêmes ainsi que la société civile, le ministre de l’Intérieur juge cette main levée sur les immunités des députés Dossar, Ali Mhadji et Tocha Djohar « conforme et légale juridiquement ». Par cette occasion, Mohamed Daoudou a appelé l’opposition à retourner à la table des négociations pour le dialogue intercomorien. Selon lui, il n’y aura pas de préalables. « Il y a des affaires pénales en cours. Ils doivent attendre jusqu’au procès » avant de préciser que « certes, il y a des hommes politiques en prison mais ce ne sont pas des prisonniers politiques ». Le ministre rajoute que « nous sommes dans l’apaisement mais pas au prix de la loi ».
Mohamed Youssouf
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