L’Union de l’Opposition a été empêchée de se rassembler sur la place Badjanani à Moroni, samedi. Lors d’une brève intervention, le chef de l’opposition est revenu sur la situation à Anjouan et affirmé que ce qui se passe aujourd’hui est la « conséquence du piétinement de la Constitution » par le président de la République.
L’Union de l’Opposition avait prévu un grand rassemblement à la place Badjanani au vu de la situation à Anjouan. C'était sans compter sur l’intervention des forces de l’ordre qui ont quadrillé la place dès le matin de samedi. Le chef de l’Union de l’opposition s’est brièvement exprimé, appelant à la paix et la stabilité du pays. Mohamed Ali Soilihi dit regretter le comportement des autorités: « La note qui empêchait les personnes de manifester a été abrogée il y a des mois. Aujourd’hui, on voit les forces de l’ordre nous empêcher de manifester, c’est dire que le gouvernement ne respecte plus ses engagements sur la liberté d’expression ».
Sur la situation à Anjouan, qui a motivé le rassemblement, cet ancien argentier de l’Etat constate que le pays n’a jamais vécu une situation semblable: « Ce que nous sommes en train de vivre, c’est du jamais vu… », a regretté le chef de l’opposition qui dénonce le comportement du chef de l'Etat: « Ce qui se passe aujourd’hui est la conséquence du piétinement de la Constitution par le président de la République ».
Mohamed Ali Soilih, qui appelle à la paix et à faire taire les armes, est revenu sur le sort des prisonniers politiques qui selon lui, reste une des causes de ce soulèvement. Il laissera ensuite la parole à l'ancien ministre Mouzaoir Abdallah qui sera lui, interrompu par les forces de l'ordre déployés pour disperser ce rassemblement.
Mohamed Youssouf
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