Dans un point presse tenu lundi, le secrétaire général par intérim de la Crc a tenu à réagir aux propos de l'Union de l'opposition, en meeting dimanche à M’béni. Ces derniers fustigeaient le pouvoir en place, dénonçant notamment des entraves à la liberté d'expression. Yahaya Mohamed Ilyasa, un poil ironique, reviendra sur les sujets évoqués, apportant ses éléments de réponse.
24h après la tenue à M’béni, du rassemblement de l’opposition, le secrétaire général du parti Convention pour le renouveau des Comores (Crc) a réagi aux propos de l'opposition qui a fustigé le gouvernement et sa politique. Non sans ironie, Yahaya Mohamed Ilyassa ne manquera pas de féliciter l'opposition d'avoir pu tenir son rassemblement, ceci après avoir sillonné tout le pays en vain. Le secrétaire général par intérim de la Crc saisira l'occasion pour « exhorter le gouvernement de laisser les gens s’exprimer librement ».
Cependant, les règles sont claires à l'en croire: « Celui ou celle qui tient des propos injurieux en assumera entièrement et totalement la responsabilité devant la justice parce qu'elle est là pour ça. Personne n’a le droit d’insulter ou calomnier», insiste le conseiller du Monde arabe du chef de l’Etat. Il dira des propos tenus par Hassane El Barwane, secrétaire général du Juwa, qu'ils sont "puérils" et "n'en valent pas la peine", ce dernier ayant fustigé dans son intervention la politique du gouvernement et l'attitude des gouvernants.
« Cela signifie qu’elle se trouve déjà dans la tombe. Nous n’allons pas les suivre mais plutôt les enterrer », lancera-t-il en arabe. Yahaya Mohamed Ilyassa reviendra également sur le discours du président de l'Union de l'opposition, Mohamed Ali Soilihi. Ce dernier, candidat malheureux aux élections présidentielles qui ont porté Azali Assoumani au pouvoir, dira avoir été lésé. Ce à quoi le Sg de la Crc rétorquera: « C’est peut-être à Madagascar qu'il avait ses chances. Peut-être que là bas, il a remporté les élections ».
Concernant les chantiers en cours dans le pays, Mamadou, qui en réclame la paternité sera très vite repris par Ilyassa qui parle de « continuité de l'Etat », toujours avec les airs qu'on lui connait. « Pendant les 10 ans où il était aux affaires, la question de l’énergie est restée utopique tandis qu'en l'espace de 5 mois, Azali a mis fin aux les ténèbres (...) Quand on échoue, il faut avoir le cran de le reconnaître ».
Il finira sa diatribe en laissant entendre que Mohamed Ali Soilihi serait trempé dans l'affaire de la citoyenneté économique. Un dossier brûlant avec en ligne de mire, Ahmed Abdallah Sambi, ancien chef de l'Etat dont Mamadou était le ministre des finances. « Je laisse le soin à la justice de faire son travail ».
Ibnou M. Abdou
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