Le candidat du parti RADHI, Mohamed Ahmed, s’est désisté du deuxième tour des législatives qui aura lieu le 23 février prochain, laissant le terrain libre à son challenger Abdou Said Mdohoma, candidat du parti au pouvoir la CRC.
La nouvelle a surpris plus d’un. Hier jeudi dans la journée est dévoilé sur les réseaux sociaux le communiqué relatif au désistement du candidat Mohamed Ahmed. C’est son parti, le RADHI du ministre de l’économie Houmed Msaidie qui a pris la décision. « Le parti RADHI déclare solennellement se retirer du 2nd tour des élections législatives de Moroni Nord », est-il annoncé dans le document qui conclut par appeler aux militants et électeurs à « s’unir davantage et à préserver la paix et la sécurité pour la cohésion nationale et le développement du pays ».
Pourquoi cet appel à « préserver la paix et la sécurité » ? Y-avait-il un risque de conflits au deuxième tour ? Mais surtout, quelles sont les vraies motivations de cette décision pour le moins surprenante ? Selon la station-radio Hayba FM qui est généralement bien informée, c’est le président de la République en personne qui est intervenu auprès du candidat pour lui demander de se retirer de la course. « J’ai besoin de vos services ailleurs mais pas à l’Assemblée », écrit la radio sur sa page Facebook.
Une réunion pour la circonstance aurait été organisée mercredi soir à Moroni pour en informer les militants. La Radio rapporte que ces derniers en sont sortis déçus, voire courroucés. Le fait que ça soit le président de la République de devoir contacter le candidat pour lui intimer de retirer sa candidature, laisse croire que le patron du RADHI, Houmed Msaidié, n’a pas réussi de son coté à faire fléchir son dauphin, qu’il devait faire appel au chef de l’État Azali Assoumani.
Andjouza Abouheir
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