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Réaction de Salim Issa Abdillah : « Les chefs d’État à l’investiture d’Azali sont du même acabit que lui »

Réaction de Salim Issa Abdillah : « Les chefs d’État à l’investiture d’Azali sont du même acabit que lui » © : HZK-LGDC

Le candidat Juwa à la présidentielle du 14 janvier n’y va pas avec le dos de la cuillère pour décortiquer l’investiture d’Azali Assoumnai le 26 mai, pour un nouveau quinquennat.


Si certains opposants concèdent que l’investiture d’Azali est couronnée de succès diplomatique, le candidat Juwa à la présidentielle du 14 janvier n’est pas de cet avis. Bien au contraire. Salim Issa Abdillah, puisqu’il s’agit de lui, y voit plutôt « un échec ». « Certes il y a eu plusieurs chefs d’État à son investiture. Mais ils sont tous et incontestablement du même acabit qu’Azali. Donc je ne vois pas de quoi quelqu’un de censé peut s’enorgueillir », lance-t-il. En effet, les chefs d’État qui ont fait le déplacement à Moroni sont loin d’être des modèles démocratiques. De Dénis Sassou Nguesso de la République du Congo à Umaro Sissoco Emballo de la Guinée-Bissau jusqu’au Malgache Andry Rajoelina, pour ne citer que ceux-là.

 

En plus de ces chefs d’État, M.Salim se paie aussi l’ambassadeur de France à Moroni qui a pris part à la cérémonie « alors que son pays (à travers l’Union Européenne, Ndlr) a demandé des éclaircissement sur les résultats de la Ceni, dont les chiffres sont incohérents ».

 

De son côté, le candidat malheureux issu du plus grand parti de l’opposition (extraparlementaire) ne reconnait toujours pas Azali Assoumani, déclaré élu dès le premier tour par la Cour suprême à l’issue d’un scrutin entaché de nombreuses irrégularités. « Nous ne le reconnaissons toujours pas. Il n’est pas élu démocratiquement. Nous continuons la lutte jusqu’à obtenir gain de cause ». Par « nous », notre interlocuteur désigne le Collectif des 5 candidats malheureux à la présidentielle.

 

Dans la foulée des résultats provisoires de la Commission électorale le 16 janvier, des manifestations spontanées ont éclaté dans la capitale, faisant au moins un mort. Durant la semaine des investitures, soit entre mardi 21 et dimanche 26 mai, des escarmouches entre forces de l’ordres et individus qui tentaient des barricader les routes ont été constatées un peu partout dans le pays. Si le candidat Juwa nie toute responsabilité de son parti dans ces mouvements, il ne les désapprouve pas pour autant. « Je dois préciser que ces actions qui consistent à barrer les routes n’engagent pas le parti Juwa. En revanche, l’on doit reconnaitre que c’est l’expression du peuple. Et nous, nous ne pouvons pas nous désolidariser du peuple parce que nous aussi nous sommes des citoyens. Par conséquent, nous serons toujours derrière le peuple ».

 

S’agissant du dialogue entre les acteurs politique initié par les Nations unies et qui devait se tenir avant le 26 mai selon les exigences de l’opposition, M.Salim Issa se veut intransigeant. « Nous ne participerons pas à ce dialogue maintenant que la date du 26 mai est dépassée. Cette position nous l’avons fait savoir à l’ONU bien avant. Ils ne diront pas qu’ils n’étaient pas prévenus ».

 

Andjouza Abouheir

 


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