Le préfet du centre a signé vendredi dernier une note portant interdiction des « prédications inopinées » dans les mosquées de Moroni. Une note qui visait semble-t-il, l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, qui avait commencé ses prêches religieux du ramadan dans une mosquée du nord de la capitale. Une interdiction dont la légalité a été mise en cause par le juriste Mohamed Rafsandjani. Mais finalement, l’ancien président pourra continuer son prêche à son domicile.
A force de vouloir tout contrôler, ils risquent de ne rien maîtriser. C’est ce qui s’est passé vendredi dernier lorsque le préfet du centre a signé une note portant interdiction de prédication inopinée dans les mosquées de Moroni. Il est mentionné que « pour des mesures de sécurité religieuse, toute prédication inopinée dans les mosquées de Moroni, est strictement interdite en particulier en ce mois de Ramadan. La personne désirant prêcher doit au préalable obtenir le consentement de la part des Oulémas. Toute contravention est passible d’une peine très sévère conformément aux règles en vigueur ».
Cet acte qui visait directement l’ancien Rais, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, a été vivement remis en cause par Mohamed Rafsandjani, docteur en droit public. Il a démontré que la sécurité religieuse n’existe pas, du moins n’est-ce pas une composante de l’ordre public pouvant justifier l’entrave de l’exercice des libertés de culte et d’expression. Il avait souligné par la suite que les « oulémas de Moroni » n’existent pas en tant qu’entité juridique, et que seul le conseil des Oulémas est mentionné dans l’actuelle constitution.
Tard dans la journée du samedi, une note circulaire signée, cette fois, par le secrétaire général du ministère de l’intérieur a été publiée pour placer en résidence surveillée l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Un dispositif militaire a été mis en place dans la soirée pour surveiller l’ancien président. Ce déploiement de militaires armés, autour de la résidence de Sambi a finalement été levé hier dimanche. Une douzaines de membres du bureau politique du parti Juwa s’y trouvait, tous empêché d’en sortir.
Ses proches, militants et sympathisants sont libres d'aller et venir et par conséquent d’assister à son Darsa qu’il tient dans son domicile de Voidjou après la prière de l’après-midi. L'ancien ministre des finances et vice président Mohamed Ali Soilih de retour d'un voyage a profité de cette même occasion pour rendre visite au président d'honneur du parti Juwa.
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