Le 5ᵉ sommet de la COI s’est ouvert le 24 avril dernier à Antananarivo, en présence des chefs d’État et de gouvernement ainsi que des pays observateurs. Les Comores, qui assurent la présidence depuis le début du mois d’avril, ont affiché leurs ambitions pour ce mandat, axées autour de la souveraineté et de la sécurité alimentaire.
La Commission de l’océan Indien (COI) célèbre ses 40 ans de coopération régionale, marquant quatre décennies d’efforts conjoints entre les États membres pour renforcer l’intégration, le développement durable et la solidarité dans la région. Cet anniversaire a été mis à l’honneur lors du 5ᵉ sommet des chefs d’État et de gouvernement de la COI à Antananarivo. Fondée en 1984, la COI regroupe cinq États membres, à savoir les Comores, la France (au titre de La Réunion), Madagascar, Maurice et les Seychelles. Elle a pour objectif de renforcer les liens de coopération politique, économique, sociale, culturelle et environnementale entre ses membres, ainsi que de défendre leurs intérêts communs sur la scène régionale et internationale.
L’Union des Comores, qui assure la présidence tournante de la COI, affiche déjà ses ambitions. « Ce n’est pas la première fois que les Comores assurent la présidence de l’organisation. Mais cette fois, nous voulons à tout prix atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés, notamment en matière de souveraineté et de sécurité alimentaire. Il a fallu mettre en place un mécanisme capable de réduire notre dépendance alimentaire dans la région », a déclaré Mbae Mohamed Chafiou, ministre des Affaires étrangères comorien, à l’occasion de ce 5ᵉ sommet. Les Comores se sont également données pour objectif d'améliorer la connectivité et la mobilité au sein de l’espace indocéanique. « Nous voulons faciliter la circulation des biens et des personnes dans toute la région », a-t-il poursuivi, évoquant aussi des priorités comme l’économie bleue et la lutte contre la pêche illégale.
Après l’ouverture du sommet et les tables rondes, la déclaration finale était très attendue. Le ministre des Affaires étrangères comorien a précisé que cette déclaration se construit par consensus : « Les travaux de la déclaration finale passent d’abord par deux instances avant d’être soumis au sommet pour adoption. Ils sont d’abord examinés lors des réunions du Comité des Officiers Permanents de Liaison (OPL) de la COI. Les travaux issus de cette réunion sont ensuite présentés au Conseil des ministres de la COI, avant d’être soumis au sommet pour adoption. »
Une question a particulièrement animé les débats : celle de l’intégration de Mayotte comme État membre de la COI. « Cette question a été catégoriquement refusée », a-t-il affirmé. Et de préciser : « En droit international, Mayotte est déjà incluse dans la COI, en référence à la résolution du 12 novembre 1975 qui a permis aux Comores d’accéder à l’indépendance. Lorsque les Comores ont adhéré à la COI en 1986, elles l'ont fait avec les quatre îles. » Selon lui, les Comores peuvent se réjouir de cette décision, car la diplomatie comorienne a su défendre efficacement la souveraineté du pays.
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