La Gazette

des Comores

Azali Assoumani: « Je voudrais vous appeler à faire de 2020, le début d’une ère nouvelle »

Azali Assoumani: « Je voudrais vous appeler à faire de 2020, le début d’une ère nouvelle » © : HZK-LGDC

Les magistrats, les barreaux des trois îles, les Forces Armées et les Forces de Sécurité ont adressé au président de la République les vœux du nouvel an. Une occasion pour le président Azali Assoumani d’appeler tous les comoriens à faire de l’année 2020, le début d’une ère nouvelle.


Le président de la République a reçu samedi dernier au palais de Beit-Salam les membres de la Cour Suprême dont son président, les magistrats, les officiers, sous-officiers, militaires du rang de l’AND et de la Police Nationale pour les vœux de nouvel an. C’est après avoir formulé ses vœux pour sa famille et lui-même ainsi que pour le gouvernement qu’Azali Assoumani a souligné l’importance qu’il accorde aux institutions.

 

Pour renforcer l’Etat de droit et le pouvoir judiciaire, « nous devons redonner leurs lettres de noblesse à nos forces armées, à notre police nationale et à l’appareil judiciaire et juridictionnel de notre pays », devait appeler de ses vœux le garant des institutions.

 

Le président de la République qui reconnaît que ses hôtes et lui ont une grande responsabilité en matière de sécurité, de défense et de maintien de l’ordre pour la préservation de la paix dans notre pays, reste convaincu qu’ils sont appelés à prendre des décisions administratives ou judiciaires, « souvent difficiles et qui font souvent l’objet de critiques de la part de nos concitoyens et des justiciables ». « Voilà pourquoi, en ce début de nouvelle année, je voudrais vous appeler à faire de 2020, le début d’une ère nouvelle ».

 

Après avoir évoqué la Conférence des partenaires qui a mobilisé plus de 4,3 milliards de dollars pour le financement du Plan Comores Emergentes, le chef de l'État trouve qu' « il est temps » d’œuvrer ensemble pour « consolider le capital de confiance dont jouit notre pays, vis-à-vis de ses partenaires bi et multilatéraux ». « Il appartient à nous tous de veiller ensemble, pour que la sécurité des investissements, la sécurité des biens et des personnes, soient garanties par des institutions crédibles, dont une Justice équitable et indépendante, ainsi que par une bonne gestion des finances publiques, et par la bonne gouvernance ».

 

Il rajoute : « Il faut absolument commencer par la lutte contre la corruption qui gangrène notre société et notre administration ». Puisque pour lui, il s'agit des profondes réformes qu'il faut engager dans tous les secteurs du domaine public, il appelle tout le monde à mener ensemble un combat sans merci, contre ce fléau, contre les pressions directes ou indirectes des milieux politiques, de personnalités et des citoyens de notre pays sur les administrations, les juridictions et le système judiciaire.

 

Le locataire de Beit Salam sollicite à ses hôtes de donner l’exemple et, comme l’on dit, balayer d’abord devant notre propre porte. « C’est un devoir sacré et nécessaire, pour répondre aux aspirations légitimes du peuple comorien, nécessaire à la paix, à la sécurité et à l’Emergence de notre pays », fait-il prévaloir.

 

Ibnou M. Abdou

 


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