La Gazette

des Comores

Propos polémiques sur les Anjouanais / Belou met en garde contre toute récupération de l'affaire Sambi

Propos polémiques sur les Anjouanais / Belou met en garde contre toute récupération de l'affaire Sambi © : HZK-LGDC

Au lendemain de la sortie du directeur de cabinet du chef de l'Etat sur le rassemblement des Anjouanais, Youssouf Mohamed est revenu sur la polémique autour de ses propos. « Toutes les îles nous appartiennent, à tous. Il nous faut nous réunir au lieu de nous séparer. Il faut surtout éviter toute tentative de déstabilisation des nos îles qui composent l’archipel des Comores ».


Ce sont les propos du directeur de cabinet du chef de l'Etat chargé de la défense, après que ses propos sur les Anjouanais, tenus la veille et jugés « séparatistes et dangereux » par l'opinion publique, aient fait polémique. « Ce qui s’est passé dimanche à Moroni n’était pas digne des Comoriens », a expliqué Youssoufa Mohamed Ali alias Belou. Le week-end, un rassemblement des natifs d'Anjouan a « dégénéré », certains d'entre eux ayant brandi des armes blanches en scandant « Libérez Sambi ». L'ancien président de la république, placé en résidence surveillée par décision du ministère de l’intérieur « pour troubles à l'ordre public », serait cité dans le cadre de l’enquête sur l'affaire de la citoyenneté économique.

 

« Un abus de pouvoir » aux yeux des manifestants originaires d’Anjouan et résidant à la Grande-Comore, qui dénoncent la privation de liberté dont est victime le leader du parti Juwa et qui voient en cet acte, la volonté pour les autorités de stigmatiser les natifs d'Anjouan « comme Sambi ». Pour Youssoufa Mohamed Ali, ce sont surtout des gestes et des mots déplacés qui ternissent l'image du pays.

 

Dans son élan, celui qui est connu sous le pseudonyme de Belou se demande pourquoi lorsque un « Grand-comorien est au pouvoir, il y a toujours des troubles alors qu'Ahmed Abdallah Abderemane a dirigé lui, le pays durant deux mandats sans problème ni trouble dans le pays ». Il citera également Sambi qui, « une fois arrivé à la magistrature suprême du pays a incarcéré des Wangazidja ». « Personne sur cette île n’a crié au scandale. Tout le monde a compris qu'il s'agissait d'une affaire d’Etat », laissant entendre que les Anjouanais nourrissent le séparatisme en agissant de la sorte. Sur le cas Sambi, le directeur de cabinet du chef de l'Etat assure qu'il faut laisser la justice faire son travail et éviter toute récupération politique de l'affaire.

 

Ibnou M. Abdou

 


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