La proclamation des résultats provisoire des élections présidentielles et des gouverneurs des îles a eu lieu hier mardi à 21h. Le candidat Azali Assoumani est réélu dès le premier tour avec 60,77% des voix selon la CENI. Sans plus tarder, les 12 candidats de l’Union de l’Opposition ont rejeté les résultats.
Bien que contestées, les élections anticipées du président de l'Union des Comores et des Gouverneurs des îles ont lieu le 24 mars 2019. La proclamation des résultats provisoires s'est déroulée au palais du peuple de Hamramba dans la soirée d’hier mardi. Et le candidat Azali Assoumani vient d’être réélu président de la République avec plus de 60,77% selon la Commission électorale nationale indépendante.
Juste après la proclamation des résultats provisoires pour le double scrutin du 24 mars dernier, les 12 candidats de l'opposition se sont réunis dans un endroit tenu secret. Joint au téléphone pour faire part de leurs réactions postélectorales, les 12 candidats de l'opposition ont réaffirmé que leur position reste la même : ils ne reconnaitront pas les résultats proclamés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). « Notre position vous la connaissez déjà. Pour nous, il n'y a pas eu d'élections donc peu importe les résultats, notre position reste la même », rappelle le Dr Achmet Said Mohamed, candidat du mouvement Hury.
Le professeur de Sciences à l'Université des Comores et candidats aux élections présidentielles anticipées a précisé qu'au moment même où je vous parle, « l'île est presque bloquée du Nord-est à Mbéni au Nord, Mitsamiouli jusqu'au Sud. Une démonstration que les candidats compte ne pas arrêter, en tout cas pas de si tôt ». Pour Achmet, le peuple ne cessera de montrer son indignation face à cette mascarade électorale jusqu'à ce que cela change. « Ces manifestations prouvent que la population use de son droit de manifester. Sur ce, nous comptons continuer à contester », a-t-il renchéri.
Interrogé par La Gazette des Comores / HZK-Presse, le candidat Hamidou Karihila attend pire que ces résultats. Selon lui, il ne reste plus que les arrestations des 12 candidats. « Hier on a voulu manifester pacifiquement et on nous a gazé. Aujourd’hui, la CENI a donné 60,77% au candidat Azali Assoumani. Et maintenant, ce qu’il lui reste à faire est de nous arrêter tous et l’ensemble des candidats s’y attend de pied ferme », dit-il, avant de préciser que « il ne faut pas oublier que la maison d’arrêt de Moroni grouille de prisonniers politiques ».
De l'autre bout de la Capitale, les militants de la Mouvance, venus des quatre coins de l'île, se sont réunis au quartier général du parti Radhi pour fêter la victoire du président-candidat, Azali Assoumani, qui élu avec plus de 60% des suffrages exprimés.
A.O Yazid
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