La Gazette

des Comores

Proclamation des résultats du double scrutin du 24 mars / Abbas El-Had dans l’impossibilité de se défendre légalement

Proclamation des résultats du double scrutin du 24 mars / Abbas El-Had dans l’impossibilité de se défendre légalement © : HZK-LGDC

La Commission Electorale Nationale Indépendante a proclamé le 26 mars dernier les résultats des élections présidentielles et des gouverneurs des îles. Abbas Mohamed El-Had, candidat au poste de gouverneurs de Ngazidja a déploré l’absence de sérénité et de transparence des élections.


Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires des élections présidentielles et des gouverneurs des îles, Abbas Mohamed El-Had, candidat au poste de gouverneur de l’île de Ngazidja n’a pas attendu longtemps pour réagir. Cet ancien ministre relève avec amertume les dysfonctionnements observés dans l’organisation comme dans le déroulement du scrutin. « Il n’y a pas eu de vote mais une mascarade électorale. Des urnes saccagées, des incidents partout dans les trois îles ; des choses qu’on avait cru révolues en période électorale. Et tout cela, je rejette la responsabilité aux institutions en charge des élections », avance-t-il.

 

Sur les opérations de dépouillement des résultats, le candidat s’insurge contre le fait qu’il ne soit pas en mesure aujourd’hui de se défendre légalement ayant été empêché d’être présent ou représenté lors du dépouillement. « Selon le code électoral en vigueur, les candidats avaient le droit d’assister au dépouillement. Ce n’était pas le cas pour ces élections. Aujourd’hui, le candidat se trouve dans l’impossibilité se défendre légalement à défaut des extraits de PV », poursuit-il. Le candidat regrette en retour la position de l’institution en charge des élections dans ses élections. « La CENI n’a pas respecté le droit, mais a eu une position partisane ».

 

Sur le déroulement des élections, Abbas Mohamed El-Had fait un constat amer quant à la décision des 12 candidats à la présidentielle d’appeler au boycotte et au saccage des urnes tard dans l’après-midi. Selon lui, ils seraient allés jusqu’au bout. « Si c’était moi, on aurait dû aller jusqu’au bout et observer la suite des évènements. Mais appeler au saccage des urnes et à commencer par leurs fiefs, c’est intriguant. Ce n’est pas du tout normal », regrette le candidat. Et lui d’ajouter que « le candidat Ahamada Mahamoudou, soutenu par le Juwa était le mieux placé pour aller en 2e tour. Selon une hypothèse, c’est lui qu’on voulait éliminer ».

 

L’ancien ministre montre par ailleurs qu’ils étaient conscients de ce qu’il allait passer à l’issue de ces élections. « Tout ce qui s’est passé aujourd’hui, nous (Opposition NDLR) avons une part de responsabilité car on savait par avance les règles du jeu. On savait que le pouvoir n’allait pas faire marche arrière », dit-il. Face à la détermination du gouvernement, Abbas Mohamed El-Had reste convaincu qu’il doit tirer les conclusions et assurer une transition pour aller de l’avant.

 

MY

 


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