Hier matin, tombe sur le réseau social Facebook un document intitulé « Plateforme d’entente des candidats aux élections anticipées de 2019 ». Un document sur lequel aucun nom n’apparait, seulement l’expression « l’ensemble des candidats signataires de cette plateforme ». Trois pages dans lesquelles les principaux signataires « déplorent », « exigent », « constatent » et « s’engagent » dans différents points.
Alors que dans quelques heures doit s’ouvrir la campagne électorale pour les élections anticipées de Mars et Avril prochain, des candidats signent une plateforme d’entente pour dénoncer certaines irrégularités post-électorales. Un document de trois pages dans lequel, les signataires commencent par « exiger » la réintégration dans le « processus électoral » des candidatures rejetées illégalement. « […], nous, l’ensemble des candidats signataires de cette plateforme, déplorons l’invalidation illégale des candidats dont nous exigeons la réintégration dans le processus électoral », lit-on en attaque du document.
En front commun, les candidats signataires mettent une pression au sein des organes organisateurs des élections notamment la Chambre Administrative de la Cour Suprême pour réintégrer les candidatures rejetées sans plus de précision. Ambigüité ! Avant de s’engager à « conjuguer leurs efforts pour sécuriser » les prochaines échéances et aussi à « appeler sans conditions au report des voix » à un des leurs qui serait au deuxième tour, ces derniers auraient souligné les confiscations des droits et libertés fondamentaux, les musèlements des médias, l’instrumentalisation de la justice, la convocation d’élections anticipées et les tentatives de fraudes envisagées et programmées par le régime.
Dans le document, l’ensemble des signataires regrette la suppression « illégale » de la Cour Constitutionnelle, « seule juge électorale, légitime, crédible, paritaire et impartiale ». D’une source sure, onze des treize candidats auraient signé le document en question. Seuls Jaffar El-Macelie et Azali Assoumani n’auraient pas signé cet accord. Conscients des manouvres envisagées, l’ensemble des signataires de cette plateforme exigent qu’un certain nombre de choses soit respecté notamment un audit du logiciel de compilation des résultats du scrutin par des experts indépendants qu’ils (les signataires) désigneront. Pour les faire aboutir, les candidats aux élections anticipées de Mars et Avril prochain sollicitent « l’appui de la Communauté Internationale » dans la supervision du processus.
A.O Yazid
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