Les amis et familles des détenus politiques ont organisé un sit-in samedi dans la capitale. Tous demandent la libération immédiate des prisonniers politiques et le respect des libertés publiques.
Les familles et amis des prisonniers politiques ont organisé un sit-in samedi. Initialement prévu sur le site Magawashi (à coté du Conseil de l’Ile), encerclé aussitôt par les forces de l’ordre, le rassemblement s'est finalement tenu devant la mosquée de Mtsangani. Sur place, les proches des détenus politiques ont manifesté leur désarroi et leur colère. Vêtus de T-Shirt où l'on pouvait lire « Libérez Sambi, Barwane, SAST, Sidi, M’madi Ali, Bahassane », tous ont exigé la libération immédiate des prisonniers politiques, le respect des libertés publiques, le respect des droits humains élémentaires et une justice transparente.
« Les femmes de Moroni et enfants des détenus sont venus aujourd’hui exprimer leur mécontentement devant ces détentions arbitraires dont sont victimes leurs proches », explique Said Ali Mohamed. Tout en dénonçant le fait que « toutes les personnes qui sont contre le président sont emprisonnées », Said Ali Mohamed rappelle que « cela fait maintenant un mois que nos frères sont maintenus en détention de façon arbitraire et dans des conditions inhumaines notamment en Grande-Comore et à Anjouan. Les droits de visite, l'accès à des soins médicaux, la confidentialité des échanges avec les avocats sont parmi les principes qui sont gravement bafoués ».
Tout en déplorant l'injustice qui règne en maître dans le pays, Anliat Ali Mroudjaé, une femme de Moroni, assure que c'est une première dans le pays: « Depuis l’époque Djohar, père de la démocratie, c’est la première fois qu’on voit des choses pareilles. Il est temps qu’on trouve une solution et qu'on évite que le pays ne sombre dans le chaos ». Comme la majorité des personnes présentes, cette mère de famille a dénoncé les pressions exercées sur les proches des détenus et les interpellations intempestives dont ils sont victimes. « Aujourd’hui, on a cette impression que la justice ne fait pas son travail de manière indépendante mais qu’elle est téléguidée ».
Mohamed Youssouf
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