La Gazette

des Comores

Prisonniers politiques / Le gardien en chef de la maison d’arrêt de Moroni « refuse d’exécuter l’autorisation d’hospitalisation d’Idi Boina »

Prisonniers politiques / Le gardien en chef de la maison d’arrêt de Moroni « refuse d’exécuter l’autorisation d’hospitalisation d’Idi Boina » © : HZK-LGDC

Malade depuis son incarcération le mois dernier, Idi Boina aurait dû bénéficier d’une hospitalisation à compter de la journée d’hier. Seulement, le gardien en chef de la prison aurait refusé, selon son avocat, d’exécuter l’autorisation d’hospitalisation remise par le juge d’instruction.


Idi Boina, ancien de la principale formation au pouvoir (Convention pour le Renouveau des Comores) est placé sous mandat de dépôt après une arrestation intervenue le 09 février. Il est incarcéré dans l’affaire dite du gendarme mutilé le jour du référendum. Pourtant le procès y relatif s’est tenu en décembre et aucune charge n’avait été retenue contre lui.

 

Toujours est-il que depuis son arrivée à la maison d’arrêt de Moroni, celui-ci a une santé défaillante, allant jusqu’à faire 22 de tension de façon très régulière.

 

Ce 12 mars, son avocat, Abdillah Mmadi Said a fait savoir par voie téléphonique que le juge d’instruction lui avait remis une autorisation d’hospitalisation. « Je l’ai donné au gardien en chef de la prison pour exécution mais contre toute attente, il s’y est opposé ».

 

Interrogé sur les raisons de ce refus, le conseil de Idi Boina a juste déclaré « que le gardien avait dit ne pas être en mesure d’assister son client en milieu hospitalier ». L’autorisation d’hospitalisation a prévu dans ce cas précis l’assistance d’agents pénitenciers et des forces de l’ordre pour surveiller le détenu malade. Toujours selon lui, il aurait par la suite tenté de joindre le gardien en chef de la prison en vain. Du coup Idi Boina se trouvait toujours en prison à l’heure où nous écrivions ces lignes.

 

Me Abdillah Mmadi Said a par ailleurs fait savoir qu’il avait fait parvenir un courrier au juge d’instruction, le 15 février dernier, qui est resté sans réponse. « Je lui ai fait part d’une demande de non informer conformément à l’article 06 du code de procédure pénale, relatif à l’autorité de la chose jugée », a-t-il fait savoir. Et d’expliquer en français  facile « que comme l’affaire dont il est question a été jugée en décembre dernier et un verdict rendu, je lui ai demandé de ne pas instruire le dossier ».

 

Il a en outre envoyé un autre courrier, le 09 mars, qui lui aussi est resté sans réponse. Dans celui-ci, il demandait la mise en liberté d’office d’Idi Boina.

 

Fsy

 


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