La première session de la grande commission mixte de coopération morocco-comorienne a tenu ses travaux le 31 mars dernier à Dakhla. Les deux parties ont passé en revue les progrès réalisés dans les domaines prioritaires tels que l’enseignement supérieur, la santé, l’économie, le commerce, l’éducations etc.
Le 31 mars dernier, la commission mixte de coopération entre le Maroc et l’Union des Comores a organisé sa première session basée sur les travaux devant définir les intérêts communs et les domaines d’intervention pour la partie marocaine. Dans cette rencontre le ministre des affaires étrangères marocain, Nasser BOURITA a réaffirmé à son frère comorien, la disposition de son gouvernement à « accompagner les Comores dans la concrétisation du PCE ». Pour lui, cet accompagnement est le fruit d’une grande coopération entre le deux pays depuis longtemps. La tenue de cette première session intervient dans le cadre du raffermissement des relations entre les deux pays et traduit la volonté commune du roi Mohamed VI et du président Azali Assoumani d’imprimer une nouvelle dynamique à la coopération bilatérale.
Par cette occasion, le ministre marocain des affaires étrangères a tenu à féliciter l’Union des Comores pour la réussite du dialogue inter-comorien du 28 février au 22 mars dernier. « Ce processus sincère, inclusif et constructif contribuera sans nul doute à la consolidation de l’unité, de la paix et de la stabilité de l’Union des Comores », avance Nasser Bourita. Les deux ministres ont estimé que dans un contexte de guerre, de crise sanitaire, économique et politique qui impactent les pays africains, le renforcement des liens entre Rabat et Moroni, servira les intérêts communs. Ils se sont réjouis par ailleurs de la visite de travail du ministre de l’économie dans le cadre de la mise en œuvre des engagements pris par le Maroc lors de la Conférence des partenaires au développement des Comores de décembre 2019.
« Dans cette dynamique, nos deux pays partenaires vont échanger de manière régulière sur les questions d’intérêt commun et sur les problématiques d’ordre régional et international pour harmoniser leur position. Le rôle joué par le Royaume du Maroc en faveur du développement économique et social en Afrique, démontre, s’il en est besoin, les efforts constants de votre pays », souligne Dhoihir Dhoulkamal. Les deux parties se sont félicités par la suite de la signature de 11 accords et Mémorandum d’entente dans plusieurs domaines notamment le commerce, la pêche, la formation et l’enseignement supérieur. La deuxième session de cette commission mixte aura lieu à Moroni à une date qui sera arrêtée ultérieurement.
Mohamed Abdou Chanfiou était présent pour représenter le secteur économique du pays et profiter pour expliquer au marocain que « malgré la crise sanitaire, l’économie comorienne a été plus résiliente par rapport à d’autres pays, avec une croissance de 0,2 % en 2020 pendant que certains étaient en récession. Nous avons eu un déficit commercial, un déficit budgétaire et une inflation contenus par rapport à d’autres Etats. Pour 2021, nous aurons une croissance positive qui serait autour de 2% », a-t-il. Et d’espérer « une reprise de l’activité économique au niveau mondiale, malgré la guerre en Ukraine ». Pour lui, le gouvernement est convaincu que ses partenaires du secteur privé marocain ainsi que le secteur public vont accompagner le pays dans cette nouvelle dynamique de relance du programme du PCE.
Kamal Gamal
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