La Gazette

des Comores

Pour Belou : « l'opposition participera aux élections de 2024 »

Pour Belou : « l'opposition participera aux élections de 2024 » © : HZK-LGDC

Bien que l'opposition refuse de participer au dialogue national, le secrétaire général de la CRC, Youssouf Ali Mohamed alias Belou ne désespère de voir leurs adversaires politiques participer aux élections élections présidentielles prévues en 2024. Si bien qu'il est préférable de s'asseoir ensemble, pour réviser le code électoral et revoir le découpage en vue de permettre un bon déroulement du prochain scrutin.


Hier lundi 03 janvier, les dirigeants de la Convention pour le Renouveau des Comores (CRC) principal parti de la mouvance présidentielle, a présenté ses vœux de nouvel an à la population comorienne. Une occasion pour le secrétaire général du parti d'aborder plusieurs points tels que la situation sanitaire actuelle, l'énergie et le dialogue national. Toutefois, le numéro 2 du parti CRC s'est largement étalé sur la question du dialogue, en rappelant que le président Azali a participé à plusieurs des élections si bien qu'il est connaisseur de certaines difficultés relevant souvent de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Cette dernière se trouve jusqu'à lors orpheline depuis le décès de son président Dr Djaza Ahmed.

« La question concernant la restructuration de la commission nationale électorale est un point important à discuter lors du dialogue. Cela nécessite la participation de l'opposition car le président se veut très vigilent concernant l'organisation du prochain scrutin. Toutefois, si l'opposition refuse le dialogue, nous le ferons. Et au moment des élections, l'opposition va participer », ironise Youssoufa Mohamed Ali, tout en appuyant son hypothèse sur les assises et le référendum non reconnus par certains opposants mais qui ont abouti aux élections anticipées de 2019 auxquelles des leaders de l'opposition ont participé.

« Que l'opposition vienne discuter, ça sera mieux. En tout cas, plusieurs réformes ont été menées par le président depuis son arrivée au pouvoir. L'opposition n’était jamais d'accord. C'est le cas des assises et du référendum. Tout le monde a vu qu'ils ont participé aux élections. Donc les élections en 2024 auront lieu et l'opposition va y participer ». Renouveler la CENI et concevoir des nouvelles politiques permettant au pays d'évoluer dans un cadre démocratique et structurel tel est selon les conférenciers l’objectif du dialogue inter-comorien.

Les ténors du parti au pouvoir ont parlé aussi d'énergie pour répondre à une question concernant les délestages devenus fréquents. « Il faut accepter que ces derniers temps, nous assistons à des délestages mais il faut reconnaître que des investissements énormes ont été engagés au niveau de l'énergie », dit-il. A propos de la Covid-19, le personnel soignant à Samba dit partir en grève. Cette idée est corrigée par le conférencier et éclaircit la situation. « Lorsque le site de Samba est passé en accalmie, le personnel soignant a fait des doléances au niveau du gouvernement. Ces doléances sont prises en considération, il ne reste plus que l'acheminement ». Sur la question du parti Orange qui a claqué la porte de la mouvance présidentielle, le secrétaire général de la CRC reconnait le divorce mais précise que ce parti soutient toujours la philosophie du président de la République. « Orange est un parti indépendant, il peut rompre avec la Mouvance et participer au dialogue en tant que parti indépendant ou opposition positive », souligne-t-il, avant d’ajouter que « le dialogue verra la participation des cultivateurs, des syndicats, des opérateurs économiques et les organisations non gouvernementales (ONG) ».

Kamal Gamal

 


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