L’ancien gouverneur de l’île de Ngazidja, candidat à l’élection du président de l’Union a tenu un point de presse hier mercredi et appelle les candidats à faire preuve de solidarité et battre Azali Assoumani lors de ses élections anticipées.
Devant la presse, Mouigni Baraka Said Soilih a fait un point de la situation politique du pays. Il est revenu sur le rejet des candidatures de Mohamed Ali Soilih, d’Ibrahim Mohamed Soulé et de Moustoifa Said Cheikh. L’ancien gouverneur de l’île de Ngazidja regrette l’exclusion des deux des grands partis reconnus par l’Etat de la course à la magistrature suprême. « Lors des élections de 2016, Mohamed Ali Soilih était arrivé en première position suivi par moi-même et le colonel Azali Assoumani en 3e position. Aujourd’hui je vois mal l’écarter de la course », lance Mouigni Baraka. Ce dernier reste convaincu que tout n’est pas gagné pour les candidats retenus. Il appelle les candidats à l’élection présidentielle de barrer la route à Azali et mettre fin à son règne. « On doit faire preuve de solidarité et battre Azali lors des prochaines élections présidentielles », martèle-t-il.
L’ancien chef de l’exécutif de l’île de Ngazidja a pris un bon temps pour parler d’Anjouan. Selon lui, Anjouan est devenu compliqué. « J ai sillonné presque 70% de l’île et je peux vous dire qu’Anjouan fait peur. Dire de la politique dans un lieu publique est devenu plus difficile. Comment va-t-on faire campagne là-bas dans pareille situation ? », se demande-t-il, avant d’ajouter que « si on reste dans cette situation, faire la campagne à Anjouan serait impossible ». Mouigni Baraka montre que les Comores léguées par l’ancien président Ikililou Dhoinine ne sont plus les Comores d’aujourd’hui. « Ce qui se passe à Anjouan aujourd’hui, le président Azali, son ministre Moustadroine Abdou et Abdou Oussein, le président de l’Assemblée en sont les premiers responsables », dit-il.
Sur l’arrestation d’Abdallah Abdou Hassan alias Agwa, le conférencier estime que le chroniqueur n’est pas un sain mais il ne mérite plus la prison. « Quand j’étais gouverneur de l’île de Ngazidja, Abdallah n’arrêtait pas de m’insulter et j’ai rien fait. Aujourd’hui, si le pouvoir l’a emprisonné, c’est parce qu’ils ont peur de lui », dit-il, avant de préciser que « je me rappelle lors des dernières élections, Abdallah Agwa transmettait en direct les résultats bureau par bureau à Anjouan. Ils ont peur qu’il le fasse encore aujourd’hui ». Mouigni Baraka conclut en promettant d’agir pour le faire libérer.
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