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Politique « Mamadou sera notre candidat, qu’il soit libre ou non »

Politique  « Mamadou sera notre candidat, qu’il soit libre ou non » © : HZK-LGDC

L’Union de l’Opposition a tenu une conférence de presse samedi dernier. Son porte-parole s’est indigné contre l’acharnement judiciaire dont serait victime leur candidat à la présidentielle de mars prochain. Pour eux, Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) est et restera leur candidat aux élections présidentielles.


Candidat aux élections anticipées de mars et avril prochain, Mohamed Ali Soilihi fait face à une procédure judiciaire qui semble se poursuivre malgré la validation de sa candidature par la cour suprême. Devant la presse, quelques heures avant sa présentation chez le juge d’instruction, les proches du candidat malheureux aux dernières élections de 2016 se sont indignés de l’acharnement auquel fait face le candidat de l’Updc et chef de l’Union de l’Opposition. Le porte-parole de cette dernière, Ibrahim Abdourazak alias Razida est même revenu sur la récente révélation de Salim Saandi, candidat lui aussi aux élections présidentielles, et accuse le ministre de l’intérieur d’être « l’instigateur de ces manigances ».

 

« Les candidatures sont déposées et la Cour Suprême a rejeté certaines d’entre elles, et Mohamed Ali Soilihi est de ceux qui sont retenus », rappelle Ibrahim Abdourazak. Ce dernier est revenu sur les recours déposés par deux candidats à savoir Jaffar El Macelie et Bourhane Abdallah contre les candidatures de Mohamed Ali Soilihi et Ibrahim Mohamed Soulé. « Il est regrettable qu’une personnalité comme El Macelie, qui a servi en bien ce pays, dépose ce genre de requête contre notre candidat. », se plaint-il.

 

Pour sa part, Mohamed Abdou Soimadou pointe du doigt la politique du régime en place. Selon lui, Azali et ses collaborateurs se trompaient en prétendant que l’opposition bouderait les élections comme cela a été le cas lors des Assises nationales de février 2018 et du référendum de juillet. « Les plans du régime Azali ont changé depuis qu’il a su que l’Union de l’Opposition se présenterait aux échéances électorales », lance-t-il, avant de présenter la candidature de Mamadou comme étant l’élément perturbateur de la stratégie mise place par le régime.

 

« Ils ne s’attendaient pas à une participation de l’Opposition. N’en parlons pas d’une candidature de Mohamed Ali Soilihi », ajoute-t-il. Cet ancien ministre de Mohamed Taki Abdoulkarim, affirme que le régime actuel a peur de Mamadou, raison pour laquelle toute cette mascarade est mise en place. Soimadou affirme qu’aucune preuve n’incrimine Mamadou.

 

Et Razida de renchérir en considérant que le leader de l’Union de l’Opposition a droit à la présomption d’innocence comme tout justiciable. Pour les conférenciers, Mohamed Ali Soilihi est et sera le candidat de l’Union de l’Opposition et qu’avec ou sans lui, la campagne sera menée dans les quatre coins de l’Archipel. « S’il est libre, ce qui doit être fait, il sera avec nous. S’il refuse de le libérer, sa photo suffira », conclut Ibrahim Abdourazak Razida.

 

A.O Yazid

 


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