Le 9 juillet dernier, l’Union Européenne a rencontré le gouvernement de l’Union des Comores pour la 4e session du dialogue UE-Comores. Dans la foulée, la mission de l’UE a rencontré le Conseil National de Transition et selon son président, plusieurs sujets ont été discutés dont les dernières élections.
La mission de l’Union Européenne a reçu dans ses locaux les membres du Conseil National de Transition (CNT) après leur rencontre avec le gouvernement. A Anjouan comme à Ngazidja, les discussions tournaient autour des questions liées au respect des libertés individuelles et collectives, la démocratie et la situation post-électorale. Dans un entretien exclusif accordé à La Gazette, le président du CNT, Mouigni Baraka Said Soilihi montre que cette réunion de l’UE et du gouvernement comorien était nécessaire car elle rentre dans le cadre des rencontres de la communauté européenne et les pays ACP.
« Dans l’ensemble, nous pouvons dire que l’UE n’était pas là pour encourager la dictature mais un travail qui devrait se faire avant les élections qui a été repoussé. En gros, l’UE n’était pas là pour valider les élections mais pour un dialogue », affirme Mouigni Baraka. Sur la situation politique du pays, l’ancien gouverneur de l’île de Ngazidja explique que le CNT tout comme l’Union Européenne sont sur la même longueur d’onde. « Il n’y a pas eu d’élection mais un hold up électoral », lâche-t-il tout en montrant que l’UE devait participer aux élections mais qu’il ne l’a pas fait pour ne pas assister à ce hold-up électoral.
A l’issue de cette rencontre qui a duré plus de 2 heures de temps, l’UE a sollicité du Cnt d’aller au dialogue avec le gouvernement comorien, une proposition que le Cnt a tout de suite accepté. « Nous sommes d’accord pour aller au dialogue mais un dialogue qui sera patronné par les institutions internationales et parler de la crise qui frappe le pays actuellement », indique sont président, avant de préciser que « nous voulons un dialogue sincère et franc ».
Depuis la réélection du président Azali Assoumani dès le premier tour le 24 mars dernier, le Cnt a toujours contesté les résultats sortis des urnes et appelle à de nouvelles élections. « Le colonel Azali doit quitter le pouvoir et ouvrir une page de transition, réviser la constitution, remettre en place la cour constitutionnelle et organiser de nouvelles élections », martèle-t-il. Et d’ajouter que « si c’est vrai il a eu les 67%, pourquoi il a peur qu’on aille dans de nouvelles élections et sortir le pays de la crise actuelle ? ». Le président du Cnt a montré aussi le blocage de certains projets de l’UE notamment dans les domaines de la justice et de la réfection des routes. En dehors de Mouigni Baraka, la rencontre a vu la participation des anciens candidats à la présidentielle tels que Hamidou Karihila et Ali Mhadji.
Mohamed Youssouf
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