Le chef de la diplomatie s’est exprimé vendredi dernier sur la feuille de route signée entre la France et l’Union des Comores pour la libre circulation des personnes et des biens entre Mayotte et ses trois îles sœurs. Soeuf Elamine a déclaré que le rapprochement avec Mayotte est irréversible.
La feuille de route signée entre les Comores et la France sur la libre circulation des personnes et des biens entre Mayotte et ses trois îles sœurs connaît un nouveau rebondissement. Après un communiqué interministériel du ministère français de l’intérieur et de l’outre-mer annonçant la suspension de la feuille de route, le chef de la diplomatie comorienne a déclaré qu’elle n’a pas été suspendue mais juste différée.
« Le rapprochement qu’on souhaite avec Mayotte est irréversible », déclare Souef Mohamed Elamine, le ministre des affaires étrangères. Sur l’attitude des mahorais, le ministre a montré qu’ils n’étaient pas associés et n’étaient pas suffisamment informés de cette démarche et de cette nouvelle dynamique qui consiste à établir le dialogue entre Moroni et Paris. « L’essentiel dans cette feuille de route est de parvenir à une libre circulation des personnes et de biens à Mayotte et œuvrer pour un rapprochement entre les quatre îles qui constituent l’archipel des Comores », poursuit-il.
Les travaux sur la feuille de route progressent et il y a eu un périple de l’ambassadeur de France pour la région Océan indien qui a rencontré par la suite un certain nombre de personnalités et d’élus à Mayotte. « Maintenant les mahorais seront associés aux travaux du HCP (haut conseil paritaire) et seront consultés par rapport à la mise en place du comité de suivi des travaux du HCP. Ils vont intégrer par la suite la commission mixte », dit-il.
Selon le ministre des affaires étrangères, deux étapes restent nécessaires pour la suppression du Visa Balladur et aller vers un rapprochement entre les îles. « Dans un premier temps, on ne va plus débourser de l’argent pour avoir le visa d’entrée à Mayotte. On va jouer sur la confiance des gens. Et si cela évolue, on apposera juste un cachet à l’aéroport pour se rendre à Mayotte », précise Souef Elamine.
Au cours du dernier trimestre de 2018, le HCP procédera à une évaluation de son travail. Des actions seront menées à Moroni, à Anjouan ainsi qu’à Mayotte. « D’ici là, le HCP aura le temps d’apprécier le travail qui sera réalisé et voir s’il y a lieu de passer à la vitesse supérieure ou temporiser un peu et améliorer les choses », avance-t-il. Devant la presse, le chef de la diplomatie comorienne a insisté sur la surveillance des eaux territoriales, notamment pour le cas des Kwasa Kwasa des îles, mais surtout des autres embarcations en provenance de Madagascar et du continent africain.
Mohamed Youssouf
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