La Gazette

des Comores

Politique Soeuf Elamine : « Ni l’Onu, ni l’Ua ne peut faire fléchir la position du gouvernement »

Politique  Soeuf Elamine : « Ni l’Onu, ni l’Ua ne peut faire fléchir la position du gouvernement » © : HZK-LGDC

Dans un point de presse, Soeuf Mohamed Elamine a passé en revue l’actualité du pays dont les actes « terroristes » perpétrés récemment ou encore le référendum du 30 juillet prochain. Devant la presse, le ministre des affaires étrangères a expliqué que les recommandations des Assises Nationales de février dernier ne peuvent être mises dans la corbeille, insistant que ce référendum est le résultat de propositions faites par les Comoriens.


« Nous sommes un Etat souverain et nul ne peut intervenir dans les décisions internes d’un pays souverain ». Soeuf Mohamed Elamine s'est montré intransigeant devant la presse sur la position des autorités sur le référendum. Le ministre des affaires étrangères regrette que le « mensonge gangrène le Comorien au point qu'il se permette de publier, sur les réseaux sociaux, des fausses rumeurs ». Pour Soeuf M. Elamine, le soutien de la Communauté Internationale, surtout l’Union Africaine, n’est pas à remettre en cause.

 

« Du 18 au 19 juillet dernier à Lusaka, le sommet des Chefs d’Etats a pris certaines décisions. D’abord l’hommage rendu aux Comores suite à l’organisation des Assises Nationales, le sommet a aussi demandé que le processus référendaire ait lieu dans la paix et la transparence, ce dernier a sollicité le dialogue pour le rapprochement de toutes les parties prenantes, enfin le sommet a recommandé au COMESA de faire prévaloir la souveraineté des Comores sur l’île de Mayotte ».

 

Tout en rappelant que la Communauté Internationale est constituée des Etats membres et que cette dernière ne peut en aucun moment s’ingérer dans les affaires internes des pays souverains, le ministre précise qu'« elle peut exhorter, solliciter ou encourager mais jamais imposer ». « Nous sommes un Etat, pas le Kosovo de Kouchner, qui a des élus et des institutions. Le travail de ces derniers est de diriger le pays. Ni l’Onu, ni l’UA ne peuvent faire fléchir la position des autorités sans la volonté de ces dernières », lance Soeuf Elamine.

 

Concernant l’attaque dont a été victime le vice-président Moustoidrane Abdou, Soeuf dit regretter que le pays en arrive jusque-là. Au nom du gouvernement et en son nom propre, le chef de la diplomatie « condamne fermement l’acte barbare dont a été victime Moustoidrane Abdou ». Pour M. Elamine, Mayotte est à l’origine de la déstabilisation nationale. « Je l’ai dit et je persiste: sans réelle solution, l’île comorienne de Mayotte sera source de déstabilisation. Sinon qu’on me dise les armes qui sont à Anjouan, d’où viennent-elles car là-bas on ne produit pas d’armes ? », s’indigne Soeuf.

 

A une semaine du scrutin, Soeuf est revenu sur la position de l'opposition qui a décidé de boycotter le référendum. « A ceux qui s’apprêtent à faire couler le sang, je les invite à aller voir au Congo, au Mali ou au Darfour la situation après les guerres civiles ». Le chef de la diplomatie comorienne exhorte ceux qui ont l’intention de reconduire le pays dans le séparatisme de se « laver de ces idées » et assure que la population est libre de manifester mais en respectant les limites, en s’abstenant de perturber l’ordre public.

 

A.O Yazid

 


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