La Gazette

des Comores

Politique-Rencontre PCC/CRC: Trois questions à Yahaya Mohamed Illiasse, secrétaire général de la CRC Yahaya M. Illiasse : « Nous n’allons pas amener le communisme aux Comores »

Politique-Rencontre PCC/CRC: Trois questions à Yahaya Mohamed Illiasse, secrétaire général de la CRC  Yahaya M. Illiasse : « Nous n’allons pas amener le communisme aux Comores » © : HZK-LGDC

Dans une lettre de l’Ambassade la République de Chine en Union des Comores, comme nous l’a affirmé une diplomate comorien du Ministère des Affaires Etrangères, une délégation du Parti Communiste Chinois (PCC) a rencontré le bureau exécutif de la Convention pour le Renouveau des Comores (CRC), mardi dernier. Dans une interview, le secrétaire général du parti au pouvoir explique les raisons de cette visite en affirmant qu’à travers cette coopération, les Comores auront beaucoup à apprendre de la Chine.


Question : Vous avez reçu dernièrement une délégation du Parti Communiste Chinois. Quel a été l’objectif de cette rencontre ?

 

Yahaya Mohamed Illiasse : Nous nous sommes entretenus avec la délégation du Parti Communiste Chinois (PCC) et je peux vous affirmer que les discussions ont été fructueuses et nous avons abordé lors de cet entretien plusieurs sujets. La délégation chinoise a précisé que l’objet de leur visite était d’installer une coopération entre nos deux partis. Le PCC est un grand mouvement politique créé depuis 1921 ; donc c’est un parti avec une longue histoire de gouvernance. Toutefois, elle nous a signifié qu’actuellement, il entretient une coopération avec plus de 400 partis dans 150 pays et qu’il voudrait qu’on intègre ce groupement dans le respect des idéologies de tout un chacun. Nous allons saisir l’opportunité pour apprendre et mettre en œuvre une politique de bonne gouvernance. Nous n’allons pas dire que nous allons transformer les Comores comme la Chine mais nous allons apprendre d’eux car nous sommes dans le besoin. Et encore espérer léguer cette bonne gouvernance aux générations futures.

 

Question : Politiquement, que va apporter la coopération entre le Parti Communiste et la CRC ?

 

YMI : D’abord, sachez que nous n’allons pas importer le communisme aux Comores car c’est une idéologie. Il est à préciser que même la Chine, elle s’ouvre à plus de libéralisme notamment à travers son économie. Si on parle de coopération, il est question de choix sur ce qu’il y a de bénéfique pour les deux partis.

 

Question : le PCC est comme un parti du peuple. Est-ce que cette coopération va relancer la création d’un Parti Unique comme cela a été dit ?

 

YMI : La création d’un parti unique aux Comores n’a pas fait l’objet de nos discussions. Nous avons foi que parmi les bases de développement de notre pays, c’est la mise en place d’une base politique avec un parti fort. Pas un parti qui se bat pour des postes et des fonctions mais un parti avec une idéologie et une politique de développement. Le multipartisme est un bon signe pour la démocratie mais chez nous, cela devient de l’opportunisme. Avoir un grand parti n’est pas synonyme de s’éterniser au pouvoir mais cela servira de signe de paix, de stabilité et faire travailler les esprits. A l’exemple de la Tanzanie et de l’Afrique du Sud, il y a plusieurs partis mais il y a aussi un parti fort dans chacun de ces pays. Le développement d’un pays nait d’une vision et d’une volonté. Le grand parti qu’on réclame ici, c’est un parti avec des ambitions, une idéologie pour donner des résultats.

 

Propos recueillis par A.O Yazid

 


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