Le Burundi cherche des alliés pour l’aider à manœuvrer pour la levée des sanctions de l’Union Européenne. Burundi et Comores « nous avons un passé commun et un avenir commun », les deux pays doivent donc « être ensemble et solidaire », plaide la porte parole du président du Sénat burundais.
Hier encore, le parlement a reçu une délégation du sénat de la République de Burundi. Au sortir de la rencontre avec les députés dont le premier vice-président de l’institution Maoulana Charif, les journalistes ont tendu le micro à la porte-parole du président de sénat burundais.
D’après Stella Budiriganya, la délégation non seulement pour les relations entre frères africains mais aussi et surtout « demander au parlement comorien de faire un plaidoyer auprès desEtats d’Afrique, des Caraïbes et du pacifique (Acp) pour que Burundi cesse d’être l’objet de sanctions injustes par l’Union Européenne », précise la porte-parole.
Pour Maoulana Charif, premier vice-président de l’Assemblée nationale, la rencontre était aussi l’occasion pour la délégation conduite par le président du sénat Reverien Ndikuriyo de « s’inspirer » du modèle de notre pays qui a réussi à tirer son épingle du jeu après une crise séparatiste au cours de laquelle l’archipel avait été, lui aussi, infligé de sanctions.
Cette crise burundaise pour laquelle le Senat prend son bâton de pèlerin fait écho dans la région. Samedi dernier à Dar Es Salam, les présidents de Tanzanie et d'Ouganda ont lancé un appel en faveur de la levée des sanctions de l'Union européenne contre le Burundi, au cours d'un sommet régional.
Pour ce qui est des Comores, la délégation burundaise espère ne pas prêcher dans le désert car « nous avons un passé commun et un avenir commun. Nous devons donc être ensemble et solidaires », plaide la porte-parole.
Le Burundi traverse une grave crise politique émaillée de violences depuis la candidature en avril 2015 du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé et sa réélection en juillet de la même année. Ces violences ont déjà fait de 500 à 2.000 morts, selon les sources (ONU et ONG). Des centaines de cas de disparitions forcées et de tortures ont poussé à l’exil plus de 400.000 Burundais.
Toufé Maecha
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