Dans une rencontre avec la presse chez Mohamed Ali Soilihi à Iconi, l’Union de l’Opposition continue à défier le régime. Devant les journalistes, les dirigeants de l’Opposition disent apporter leur soutien au vice-président de Ngazidja et aux gouverneurs d’Anjouan et de Ngazidja. Le slogan reste toujours le même : « Pas de référendum sans la restauration de la Cour Constitutionnelle »
L’Union de l’Opposition s’est exprimée en faisant un tour complet de l’actualité du pays, en répondant aux propos tenus par le président de la République à Mitsoudjé, à Mutsamudu et à Diboini. Dans leurs interventions, les conférenciers appellent à l’Etat de droit et au respect de la liberté d’expression. « Il n’y aura pas de référendum dans ce pays avant que tous les textes piétinés ne soient respectés, on dit bien tous, car il ne s’agit pas seulement du rétablissement de la Cour Constitutionnelle. Mr le Président vous êtes libre de faire ce que vous avez prévu mais il n’y aura pas de référendum avant le respect de l’Etat de droit », martèle le député Ali Mhadji.
Dans ce contexte, le bureau de l’Union de l’Opposition annonce que les « vendredis de la colère » reprennent aujourd’hui et « jusqu’à ce que l’Etat de droit soit restauré ». « Il (Azali) a tenu le soleil et nous (opposition) la pluie ». L’Union de l’opposition affirme que le combat continue et est loin de s’arrêter. « Nous allons nous battre par tous les moyens. Il y’a trois voies pour accepter un pouvoir ou pour le faire chuter. La voie des urnes, celle des armes via un coup d’Etat mais c’est condamnable, et la voie de la rue. Aujourd’hui tout un peuple peut manifester pour faire entendre raison à notre président qui veut s’imposer par la force. Donc nous allons user de la voie de la rue de manière pacifique », laisse entendre Mahamoud Wadaane.
« Maintenant si vous voulez utiliser la force des armes, nous, nous allons vous imposer la force du peuple et c’est un vaillant peuple comorien qui a su résister aux mercenaires et qui résistera jusqu’à ce qu’il retrouve son droit », a-t-il poursuivi. Questionnée sur la présence de l’Ambassadrice au sein de la mosquée et l’arrivée de la délégation de l’Union Africaine, l’Union de l’Opposition explique que cette dernière « n’a pas fait la prière de la Ide ni elle, ni les autres ambassadeurs non musulmans ». Mahamoud Wadaane dit être choqué par la transformation de la mosquée en salle de spectacle. « Je peux me permettre d’affirmer ici haut et fort que même les diplomates présents étaient tous gênés. Ces derniers n’ont pas apprécié. Mais en diplomatie, selon l’adage, il faut savoir se taire quand on a quelque chose à dire et parler pour ne rien dire voilà l’art de la diplomatie», relate Mahamoud Wadaane.
Le président du Rifaid dit tenir ces propos d’un diplomate présent à la cérémonie. Pour l’arrivée ce vendredi de la mission conjointe UA-ONU, l’Opposition dit que le travail a été fait et que cette dernière est au courant de tout ce qui se passe au pays, notamment sur les libertés publiques et le piétinement de la constitution.
A.O Yazid
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