Le porte-parole de la présidence de l’Union des Comores s’est livré samedi dernier à la presse. Mohamed Issimaila a parlé de mise en place d’une stratégie nationale sur la question de Mayotte afin de régler de manière pérenne, ce différend opposant la France aux Comores.
Depuis plus de 4 semaines, l’île comorienne de Mayotte sous administration française est secouée par une crise sociale sans précédent. Samedi, le porte-parole de la présidence de l’Union s’est exprimé sur ce sujet qui préoccupe l’ensemble du gouvernement au premier plan duquel le chef de l’Etat. Pour régler de manière pérenne ce litige opposant la France aux Comores depuis l’accession du pays à l’indépendance, la présidence préconise la mise en place d’une stratégie nationale sur la question de Mayotte.
« Avant, la question de Mayotte était gérée par le gouvernement tout simplement. Aujourd’hui, on doit se réunir, gouvernement, partis politiques et société civile, réfléchir et adopter une stratégie nationale sur cette question. C’est de cette manière qu’on pourra avancer et résoudre ce problème », a déclaré Mohamed Issimaila, le porte-parole de la présidence de la république. Pour le gouvernement comorien, il n’y a pas de crise avec la France, la crise de Mayotte étant une crise franco-mahoraise. « Nos relations avec la France sont intactes. D’ailleurs, une rencontre est prévue entre les deux ministres des affaires étrangères, poursuit-il, avant de préciser que « c’est la première fois que depuis le début de cette crise de Mayotte, un haut responsable français, notamment le ministre des affaires étrangères s’est exprimé devant le Parlement français en disant qu’il faut privilégier le dialogue pour mettre fin à cette crise ».
Pendant le point presse, Mohamed Issimaila est revenu sur la visite officielle du président de la République au Koweït. Une visite qui a abouti à un accord entre les deux pays en mettant en place une commission mixte de coopération bilatérale sur le plan militaire, économique et agricole. « Lors de cette session d’avril, les députés doivent ratifier les accords cadres instituant la commission mixte qui seront présentés par le ministre des affaires étrangères », avance le porte-parole de la présidence.
Enfin, sur la construction du centre hospitalier universitaire El-Maarouf, le porte-parole de la présidence a évoqué la signature du contrat de construction le 4 avril dernier, avec la société chinoise CSYIC à hauteur de 27 milliards nos francs. L’entreprise dispose de 2 mois pour se mobiliser et se mettre en situation de travail. « Après la mobilisation, l’entreprise disposera de 15 jours pour commencer les travaux pour une durée de 36 mois », conclut-il.
Mohamed Youssouf
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