L’Union de l’opposition a été reçu vendredi et samedi dernier par la délégation de l’East africa standby force (EASF) et du COMESA. C’était l’occasion de parler de la situation politique du pays mais aussi du référendum du 30 juillet prochain.
Conduite par le directeur exécutif de l’EASF, Omar Abdillah Bouh, une délégation de l’EASF et du COMESA se trouve aux Comores depuis mercredi dernier. Cette mission conjointe des deux organisations régionales à Moroni a pour objectif d’évaluer la situation du pays par rapport à la tenue du référendum du 30 juillet prochain. Après avoir rencontré le ministre de l’intérieur et celui des affaires étrangères, la délégation a rencontré l’Union de l’opposition. C’était l’occasion pour les deux parties de parler de la situation politique du pays mais aussi du référendum.
L’opposition a fait un tableau de ce qui se passe ces derniers mois dans le pays tout en soulignant le non respect de l’état de droit dans le pays. « Le président de la République tient à faire un référendum, un référendum qui risque de menacer la paix et la stabilité du pays. De notre côté, on campe sur notre position et affirmons encore une fois que ce référendum est illégal », déclare Youssouf Boina, le secrétaire général de l’UPDC. L’Union de l’opposition met en avant les accords de Fomboni signés en février 2017 qui avaient en mis en place l’autonomie des îles et la présidence tournante, qui selon eux, est source de paix et de stabilité dans le pays.
« Faire un référendum aujourd’hui sans le juge électoral, qui est la cour constitutionnelle, c’est inacceptable », poursuit-il, avant de préciser que « pour nous il n’y a pas de référendum car beaucoup de choses doivent être faites, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Le minimum est de faire une révision de la liste électorale et ce n’est pas fait ».
Avec la délégation de l’EASF-COMESA, le ministre de l’intérieur montre que cette rencontre avait pour but d’échanger sur les préparatifs du référendum et entrer en contact avec la police. «A mon avis, ils sont satisfaits car tout se déroule dans le calme. Nous espérons que ces élections seront inclusives et se dérouleront dans la transparence. L’essentiel pour nous, est que tout se passe bien car toutes les mesures sont prises pour le bon déroulement de ce scrutin», avance-t-il. Dans son intervention, le ministre de l’Intérieur a ajouté qu’au cours des échanges, la mission a demandé de participer à ce référendum en qualité d’observateur. «Nous leur avons donné notre accord sur cette demande et très rapidement, nous allons entamer les démarches nécessaires pour que cela soit fait dans les meilleures conditions», conclut-il.
Mohamed Youssouf
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