La Gazette

des Comores

Politique / Un mandat d’arrêt international contre l’ancien vice-président Djaffar

Politique / Un mandat d’arrêt international contre l’ancien vice-président Djaffar © : HZK-LGDC

Un mandat d’arrêt international contre l’ancien vice-président Djaffar Ahmed Said Hassani a été lancé le 07 septembre dernier. Il est poursuivi pour des faits d’attentat et complot contre la sûreté de l’Etat. Ses deux passeports diplomatiques ont également été annulés.


C’est désormais officiel. Un mandat d’arrêt international a été émis contre l’ancien vice-président Djaffar le 07 septembre dernier. Dans le document, on y lit que Djaffar Ahmed Said Hassani est poursuivi « pour des faits d’attentat et complot contre la sûreté de l’Etat ». Il y est également écrit qu’il est demandé « à tous officiers ou agents de la police judiciaire et tous agents de la force publique de le rechercher et de le conduire à la maison d’arrêt ». Sauf que le désormais ancien homme fort du régime Azali a quitté le pays au début de la semaine dernière, pour la Tanzanie, selon certaines indiscrétions.

 

Aussi, le ministère des affaires étrangères comorien a, par un courrier en date du 08 septembre, porté à la connaissance des missions diplomatiques et consulaires accréditées en Union des Comores « que les passeports diplomatiques délivrés en faveur Djaffar Ahmed Said Hassani ont été annulés ». Et de préciser : « lesdits documents ne doivent plus être acceptés comme titres de voyage ».

 

Vendredi dernier, l’opinion publique apprenait avec beaucoup d’émois que la femme de l’ancien grand élu avait été interpellée. Cette interpellation aurait un lien avec le départ à l’étranger de son mari. Elle a finalement été relâchée samedi dans la journée. Différents agents de l’Aimpsi, de la Police aux Frontières, 3 hôtesses du salon Vip de l’aéroport et le chef d’escale d’Ab Aviation (Djaffar a quitté le pays à bord d’un avion de cette compagnie) avaient également été arrêtés par la police.

 

On leur reprocherait d’avoir laissé voyager Djaffar alors qu’aucun mandat officiel, au moment de son voyage (en début de semaine) n’avait été vraisemblablement émis contre lui. Ils ont finalement tous été relâchés, samedi, d’après une source proche du dossier. Il faut sans doute rappeler que Me Bahassani Ahmed, petit frère de l’ancien vice-président est placé en détention provisoire depuis bientôt un mois. Il est inculpé « pour attentat et complot à la sûreté de l’Etat en vue de renverser le régime constitutionnel ».

 

Djaffar Ahmed Said Hassani, s’est attiré, depuis, son opposition publique le 16 juin à Mrodju, à la tenue du référendum du 30 juillet, l’ire du pouvoir en place. Il avait été ‘relégué’ à la cohésion sociale lors d’un remaniement technique qui a eu lieu le 28 juin. Le divorce entre Azali et Djaffar était donc consommé.

 

Fsy

 


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