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des Comores

Politique / Un courant du parti Radhi désavoue la position du secrétaire général

Politique  / Un courant du parti Radhi désavoue la position du secrétaire général © : HZK-LGDC

Une partie du parti Radhi s'est réunie le week-end, à Mbeni. Répondant à l'invitation de Kamae Ezamane et Abdou Soeuf, les partisans présents ont émis des réserves quant à la politique engagée par le pouvoir en place. « Le Radhi ne se rallie à aucun mouvement politique », dira l'ancien ministre, répondant ainsi aux militants tentés de rallier la mouvance présidentielle.


A quelques semaines de la campagne référendaire, le Radhi semble traverser une période de flottement et de tergiversations. Alors que le secrétaire général du parti se trouve actuellement à Mohéli pour la mise en place des cellules, plusieurs militants dont le commissaire Issihaka Himidi Mohamed, Madouhouli Mohamed, Ali Abdou, Ibrahim Msa Abdou, Houssamidine Mohamed Ali, Youssouf Mdahoma pour ne citer que ceux là, se sont retrouvés à M’béni le week-end, au domicile de l'ancien ministre Kamar Ezamane, après y avoir été conviés par ce dernier et Abdou Soefo.

 

L'objectif est « d'analyser le climat politique actuel qui prévaut dans notre pays et au sein du parti Radhi, notamment la démarche prônée par certains militants d’intégrer la mouvance présidentielle », a expliqué Kamar Ezamane Mohamed. Cette approche est, aux yeux de cet ancien ministre, une manœuvre mettant le Radhi en péril vu que le Congrès du 7 avril a tranché. « Le Radhi ne se rallie à aucun mouvement politique. Lors de ce congrès, il a été également souligné que le système politique institué par le président Azali Assoumani est loin d'être celui de la démocratie (...). Par conséquent, le Radhi, qui rassemble des nationalistes et des patriotes, ne peut en aucun moment soutenir un tel système qui fait la promotion de la dictature ».

 

Les membres présents exhortent leurs camarades de reconsidérer leur choix qui risquerait de « compromettre le devenir de notre jeune et dynamique parti politique considéré par les Comoriens comme la plus grande école de formation politique en Union des Comores ». Pour l’ancien préfet de Mbadjini, Said Mouigni, il est impératif que le Radhi organise une grande rencontre pour clarifier et sauver le parti car « entamer la campagne du référendum avant que nous nous rassemblions serait une grande erreur». Il sera appuyé par Abdallah Mkvavao, coordonateur de Ntsinimoichongo et proche de Kamar Ezamane qui affirme que « tant que nous n'avons pas vu le texte du référendum, pas question de se prononcer ». Pour Kamar Ezamane, « il faut que nous voyions le texte pour pouvoir défendre les idées que nous avons avancées lors des assises ».

 

Ibnou M. Abdou

 


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