La Gazette

des Comores

Politique / Sambi placé en résidence surveillée

Politique / Sambi placé en résidence surveillée © : HZK-LGDC

La note de la discorde. L'ancien président de la République Ahmed Abdallah Mohamed Sambi est placé en résidence surveillée par ordre du ministère de l'intérieur. Une simple note circulaire signée par le secrétaire général du ministère de l'intérieur et dont les motivations restent obscures, a suffit pour priver le citoyen Sambi de sa liberté d’aller et venir.


Décidément les choses vont vite pour l'ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Après une première audition par les enquêteurs de la brigade de recherche sur l'affaire de la citoyenneté économique et avant même sa deuxième audition prévue semble-t-il pour ce lundi, le ministère de l'intérieur décide de le placer en résidence surveillée avec effet immédiat.

 

« Considérant ses agissements constatés ces derniers jours et en vue de préserver l'ordre et la sécurité publique, Monsieur Ahmed Abdallah Mohamed Sambi est placé en résidence surveillée », lit-on dans cette note expéditive signée par le secrétaire général du ministère de l'intérieur. Une note qui a soulevé une vague de réactions sur sa portée, mais aussi sur qui revient le pouvoir d’ordonner ce placement privatif de liberté, entre l'autorité judiciaire et l'autorité administrative. Le ministre lui-même a justifié sa décision en ces termes : « j’ai placé Sambi en résidence surveillée, après que ce dernier ait tenté d’inciter ses partisans à faire obstruction » à l’interdiction préfectorale de ses prêches dans les mosquées de Moroni.

 

Un cas d’injustice comme tant d'autres qui survient ces derniers jours et qui font couler beaucoup d'encre. Tout de suite après cette note très controversée, plus d'une dizaine de cadres du parti Juwa parmi lesquels des élus et le secrétaire général de parti se trouvant à la résidence de l'ancien rais, pour dit-on, lui rendre une visite de courtoisie, se voient interdire toute sortie de la résidence.

 

Un dispositif militaire dissuasif a été mis en place au même moment pour empêcher le président d'honneur du parti Juwa et ses fidèles de sortir. On apprendra par la suite qu'il sera allégé le lendemain avant d'être levé dans l'après-midi. Ce qui a permis à certains de ses alliés de l’opposition, notamment l'ancien vice-président et candidat malheureux aux élections présidentielles Mohamed Ali Soilih d'aller lui rendre visite.

 

Le leader politico-religieux serait donc libre de ses mouvements et pourrait aussi continuer à donner les prêches dans sa résidence de Voidjou. A noter que l'ancien président devient une obsession pour le régime en place qui tente tous les coups pour casser sa popularité, au point d’en faire un héros, malgré l'affaire de la citoyenneté économique dont il serait désigné comme le principal instigateur.

 

Maoulida Mbaé

 


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