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Politique / Salami Abdou rejette les résultats du référendum

Politique  / Salami Abdou rejette les résultats du référendum © : HZK-LGDC

Après la publication des résultats du référendum par la CENI, le chef de l’Exécutif de l’île d’Anjouan les rejette et les considère comme nuls et non avenus. Il condamne de la façon la plus ferme l’acte ignoble commis dans un bureau de vote de la périphérie de Moroni et souhaite que le coupable soit identifié et remis aux mains de la justice.


La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a publié mardi les résultats provisoires du référendum. Le OUI l’emporte à plus de 92%. Aussitôt, le chef de l’Exécutif de l’île d’Anjouan a réagi. Salami Abdou rejette ces résultats et les considère comme nuls et non avenus. Le Gouvernorat de l’Ile parle d’un taux de participation réel de 6% au référendum contrairement à ce qui a été dit ces derniers jours.

 

« Le taux de participation réel à la mascarade référendaire du 30 juillet 2018 dans l’île, s’élève à moins de 6%, quoi que gonflé frauduleusement dans les déclarations officielles. Ainsi, plus de 94% des Comoriens de Ndzuwani n’ont pas jugé utile de participer à cette mascarade et ont décidé de bouder les urnes, en réponse à l’appel au boycott lancé par leur Gouverneur. C’est donc, de la part de la population de l’île, un signal fort de désapprobation et de rejet du projet proposé par le Colonel mais aussi de son attachement à l’accord cadre de réconciliation nationale de 2001 », lit-on dans ce communiqué du gouvernorat de l’île d’Anjouan.

 

Le gouvernorat de l’île a tenu à remercier l’ensemble de la population anjouanaise pour la « confiance témoignée » à son gouverneur mais surtout, lui félicite pour son « choix et sa vigilance pour la préservation de la paix et de la stabilité » du pays. Salami exprime toutefois sa désapprobation face au mépris et aux provocations incessants des autorités de l’Union à l’égard des habitants de l’île notamment les interpellations arbitraires des responsables politiques sous des motifs fallacieux, qui sont emprisonnés et torturés.

 

« Ces pratiques d’un autre âge ne sont pas de nature à préserver la paix et la stabilité dans le pays ni à rehausser son image. Le gouvernorat demande instamment qu’il soit mis un terme à ces abus et que l’état de siège soit levé », poursuit-il. Le gouvernorat de l’île se félicite que la population ait su garder son sang-froid et n’ait pas cédé à la provocation en commettant des actes insensés dans la journée du 30 juillet 2018. Il condamne de la façon la plus ferme l’acte ignoble commis dans un bureau de vote de la périphérie de Moroni et souhaite que le coupable soit identifié et remis aux mains de la justice.

 

Il regrette toutefois que le ministre de l’intérieur, comme à son habitude n’ait pas attendu les conclusions de l’enquête pour désigner un coupable. « Cette façon de faire nuit gravement à la crédibilité des enquêtes et accroît irrémédiablement le sentiment que ces actes pourraient être le fruit d’un nouveau complot gouvernemental », conclut cette missive du gouvernorat de l’île d’Anjouan signé le 31 juillet dernier.

 

Mohamed Youssouf

 


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