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Politique / Moustoidrane et Chabhane condamnent les propos de Djaffar

Politique / Moustoidrane et Chabhane condamnent les propos de Djaffar © : HZK-LGDC

Dans une conférence de presse au Retaj, les vice-présidents Moustoidrane Abdou et Abdallah Said Sarouma alias Chabhane ont condamné vivement les propos de leur collègue Djaffar Ahmed Said Hassane. L’un qualifie la déclaration de ce dernier « d’anormale » et l’autre « d’irresponsable ».


« Djaffar ne danse pas du bon pied », a lancé d’emblée Abdallah Said Sarouma. Le vice-président de Mohéli s’est exprimé hier suite à la décision de son collègue de Ngazidja, Djaffar Said Hassane, de se désolidariser du gouvernement, dénonçant des réformes anticonstitutionnelles engagées par le président Azali. Pour Sarouma, Djaffar Said Hassane, par son geste, a trahi le régime et n'aurait pas dû s'exprimer ainsi. Sur les rumeurs d’un possible remaniement, Abdallah S. Sarouma dément et assure qu’aucune décision ne sera prise contre Djaffar.

 

« Il assistera aux conseils de ministres mais ne sera pas associé aux prises de décision ». Se considérant comme un des membres fondateurs de la Crc, M. Sarouma avoue que jamais il n'agirait de la sorte, sous entendu s'opposer à son clan. « Si aujourd’hui, Djaffar a pris une telle décision, c’est peut-être parce qu’il n’appartient pas à cette famille politique qu’est la Crc », dira Abdallah Said Sarouma.

 

Moustadrane Abdou, vice-président d'Anjouan, quant à lui, dit condamner avec fermeté les propos et l’attitude de son collègue vice-président. Un communiqué gouvernemental est prévu à l'entendre pour dénoncer cette « mauvaise » attitude et cette « irresponsabilité politique». « Si vous observez toutes nos apparitions publiques, Djaffar a toujours été au-devant de la scène à côté du président de la République. Il devrait être l’exemple de nous trois car il est le premier vice-président », s'emporte Moustoidrane Abdou qui dit ne pas comprendre comment « un joueur peut jouer contre sa propre équipe ? ».

 

« Djaffar a choisi sa famille politique », lâche Moustoidirane. A entendre les différents intervenants, le gouvernement ignore l’origine de cette décision, le vice-président Djaffar n'ayant jamais été écarté dans les décisions au sommet de l’Etat. Abdallah Said Sarouma précise que Djaffar A. S. Hassane reste vice-président. « Il y a des lois. Et jusqu’à preuve du contraire, il reste vice-président mais il ne joue pas dans la même cour que les autres autorités au pouvoir. Nous ne pouvons pas être avec lui car nous n’incarnons pas la même politique, la même vision que lui. Reste à savoir comment il va faire ou comment nous allons faire pour nous remettre ensemble. Seule la Constitution peut trancher si Djaffar A. S. Hassane demeure vice-président ou pas », a conclu Sarouma.

 

A.O Yazid

 


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