La décision du premier vice-président, Djaffar Ahmed Said Hassane, de se désolidariser du chef d'Etat ne cesse de provoquer des remous. Après le choix de son parti, le Parti Blanc, de soutenir contrairement à lui le référendum du 30 juillet prochain et le remaniement technique qui lui a coûté ses postes ministériels, c’est au tour de sa sœur de "payer".
Evincée la semaine dernière par le chef de l’Exécutif de Ngazidja après deux ans et deux mois à la tête du Commissariat à la Santé de Ngazidja, Maissara Adame se voit confier le poste de secrétaire générale du ministère de la santé à la place de Moinour Ahmed Said Hassane qui n'est autre que... la sœur du vice-président de Ngazidja.
Depuis sa décision de se désolidariser du chef de l'Etat, Djaffar Ahmed Said Hassane voit son entourage payer le prix de ce que le régime considère comme un affront. Selon certaines sources concordantes, le gouvernement "règle ses comptes" avec le désormais chargé de la Cohésion sociale. Une façon de punir et de sanctionner le « vice-président rebelle » du régime.
Moinour A. Said Hassane a été pendant plus de deux ans, une des plus fidèles alliées du président. Elle a occupé au début du mandat d'Azali, le même poste au sein du ministère de la Santé et a vécu le passage de deux ministres au sein de cette institution. Pour ses proches, elle est une fervente travailleuse qui ne manque ni de dynamisme encore moins de professionnalisme.
« Elle maitrisait bien les dossiers et a été à l’origine de nombreux autres. Elle ne mérite pas d’être remplacée. Surtout pas parce que c’est la sœur de Djaffar », nous a confié un employé du ministère, sous couvert d'anonymat. Il se murmure que la décision d'évincer Moinour A. S. Hassane n'ait pas émané "directement" du chef de l'Etat, ce dernier ayant loué à plusieurs reprises le professionnalisme de cette dernière. La concernée elle, n'a pas souhaité réagir.
A.O Yazid
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