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Politique / Mohamed Issimaila: « Azali a aussi le droit de faire un référendum »

Politique  / Mohamed Issimaila: « Azali a aussi le droit de faire un référendum » © : HZK-LGDC

Le porte-parole de la présidence s’est livré à la presse, hier après-midi, au palais présidentiel de Beit Salam. Mohamed Issimaila est revenu sur le référendum annoncé plus tôt par le président de la République, la question de l'ile de Maore et sur le rapport de la citoyenneté économique.


Samedi, le chef de l’État s'est adressé à la nation à partir de Mutsamudu pour annoncer la tenue d'un référendum à la fin du mois de juillet prochain, portant sur une révision de la Constitution. Le porte-parole de la présidence est revenu hier sur cette décision du chef de l’Etat lors d’un point de presse tenu à Beit-Salam. Pour Mohamed Issimaila, il n'est pas étonnant qu'un chef de l’Etat convoque les électeurs pour un référendum constitutionnel: « Je me rappelle que l’ancien président Sambi avait proposé ce référendum lui aussi. Et il est resté président malgré tout. Pourquoi le président actuel ne peut pas le faire? Azali a aussi le droit de faire un référendum », a-t-il martelé.

 

Pour cet ancien ministre, c’est là l’unique moyen de soumettre les recommandations des Assises Nationales à l'adhésion populaire. « Le référendum a pour but de soumettre à la population comorienne, les recommandations issues des assises nationales, nées des multiples échanges entre les autorités sociopolitiques, la société civile et les experts. Les leur soumettre pour approbation servira de base durable pour la construction d'une nouvelle nation où chaque Comorien aura apporté sa pierre à l’édifice Comores », a-t-il poursuivi.

 

Alors que le ministre des affaires étrangères, Mohamed El Amin Soeuf, revient tout juste de Paris où il s'est entretenu avec son homologue français sur la question de Mayotte, le porte-parole de la présidence appelle à l’implication de tout le monde afin de trouver une solution durable entre la France et les Comores. « Je pensais que cette question allait occuper les esprits de tout le monde afin de trouver une solution une bonne fois pour toutes. Mais on a constaté que certaines personnes ne se prononçaient pas par peur du colonisateur », n'a pas manqué de lancer Mohamed Issimaila pour qui la question de Mayotte n’est pas « une question de pouvoir ou de Beit Salam mais bien une question qui concerne toutes les couches de la société ».

 

Dans son intervention, M. Issimaila est revenu sur le rapport d’enquête parlementaire sur la citoyenneté économique, remis il y a plusieurs jours au Chef de l'Etat par le président de la commission parlementaire. La présidence dit vouloir faire la lumière sur cette affaire. « La vente des passeports est une question qui préoccupe tout le monde. La justice doit faire son travail », a dit le porte-parole de Beit-Salam qui rajoute que les autorités espèrent faire la lumière sur d’autres affaires touchant la gestion économique du pays.

 

Mohamed Youssouf

 

 


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