La Gazette

des Comores

Politique / L’UPDC suspend 5 de ses députés pour avoir voté la loi d’habilitation

Politique / L’UPDC suspend 5 de ses députés pour avoir voté la loi d’habilitation © : HZK-LGDC

L’Union pour le développement des Comores (UPDC) a tenu une conférence de presse hier 11 septembre pour annoncer la suspension de 5 de ses députés, pour avoir voté en faveur de la loi d’habilitation le 3 septembre dernier.


Déçu par ses propres députés, le parti UPDC (Opposition) a suspendu 5 de ses députés à l’assemblée nationale pour avoir participé à la séance plénière du 3 septembre dernier et voté pour la loi d’habilitation autorisant le président de la république de légiférer par ordonnance sur les textes relatifs aux prochaines élections législatives. Il s’agit des députés Abdallah Hamadi, Said Baco Attoumane, Issa Soulé M’madi, Abdou Ousseini et Soifa Ousseini. Hier mercredi, le porte-parole de l’UPDC Ibrahim Abdourazak alias Razida en compagnie des membres de l’Union de l’opposition, a expliqué que le parti a été trahi par ses députés qui étaient uniquement des sympathisants.

« Nos députés ont gouté au pouvoir et ne veulent pas le quitter. Ainsi, ils se sont mis à plat ventre devant l’arrogance et les injonctions de la dictature, manquant du courage nécessaire pour défendre les intérêts du pays », lance-t-il. Considérant cela comme une trahison, le bureau politique de l’UPDC a décidé pour le moment de les suspendre en attendant que le conseil de discipline se réunisse pour prendre une décision finale. « Les suspendre du parti a-t-il détaillé, est pour nous, un signe de mécontentement de leur volonté de rompre avec des principes pour se soumettre aux idées d’un homme (…) ».

Par la même occasion, le porte-parole de l’UPDC a rebondi sur le nouveau classement des Comores par la Banque mondiale sur les pays à revenus intermédiaires. Il montre que les Comores ne font pas partie de ce classement. « A ce sujet, le président nous a fait des racontars. Le terme Pays à revenu intermédiaire renvoie à la typologie de classement des pays par la banque mondiale en fonction de leur revenu national brut (RNB) par habitant. Cela veut dire que chaque citoyen comorien, et les travailleurs et les chômeurs grands et petits arrivent à dépenser par an 1036 dollars ce qui vaut 500 000 francs comoriens. Ce qui n’est pas le cas », dit-il.

Et de marteler que « le pire, le pays n’aura point d’accompagnement financier de l’extérieur. Avec ce rang, tout les pays considéreront les Comores comme un pays riche. Ce qui est regrettable car il faut qu’au minimum nous supposions que la population comorienne est de 700,000 et que chacun gagne au moins 42.000 fc par mois ».

Kamal Gamal

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.