« Aucune orientation claire et réaliste pour asseoir les bases d'un pays émergent ». Dans une déclaration parvenue à La Gazette des Comores, ce jeudi, 14 partis de l’opposition ont épinglé le bilan du président Azali Assoumani. Les forces de l’opposition estiment que le gouvernement n’a aucune orientation claire et réaliste d'une politique macroéconomique susceptible de relancer la croissance.
Les partis de l’opposition ont dénoncé le non respect de l'état de droit et la bonne gouvernance. Ils estiment que les institutions de la République à savoir la Cour constitutionnelle, l’Assemblée nationale, les Exécutifs insulaires et la Justice, subissent « une sorte de mise sous tutelle par le gouvernement de l’Union », d’où « les crises incessantes de fonctionnement et un discrédit total vis-à-vis de l’opinion ».
L’UPDC, Mouroua, Doudja, RDR, ADD Zam Zam, Rifaid, Cadim, FD, Radhi et autres formations de l’opposition souligne que « aucun effort n'est déployé pour respecter les lois et les règles édictées, passant de leur violation « commandée par l'urgence » à leur banalisation pure et simple ».
« Les exemples abondent et mettent à mal l'ambition de faire des Comores un pays émergent à l'horizon 2030 », affirment les forces de l’opposition qui citent notamment « la fermeture sine die d'une radio libre alors que la justice avait ordonné sa réouverture », « l'abrogation des lois par des décrets », « la nomination et la révocation des magistrats sans tenir compte de la loi en la matière » et « l'octroi des marchés publics sans appel d'offres, le dernier cas en date étant l'hôtel Itsandra ».
L’opposition estime que le président n’a « aucune orientation claire et réaliste d'une politique macroéconomique susceptible de relancer la croissance pour asseoir en bout de course les bases d'un pays émergent ». « Les acquis en matière de gouvernance économique ont été abandonnés au profit d'un « compter sur soi » qui produit des mots à profusion et non la croissance espérée et attendue, une gouvernance qui se sert du clientélisme et qui génère de la précarité laquelle gagne en ampleur », souligne les forces de l’opposition.
Les forces de l’opposition demandent au président Azali de « respecter son serment du 26 mai 2016 notamment en matière d'état de droit et de bonne gouvernance » et de « définir et d'adopter une politique de développement socio-économique durable à même de relancer la croissance pour asseoir les bases réelles d'une émergence du pays ». L’opposition sollicite au chef de l’Etat de « reprendre le dialogue politique pour finir le chantier amorcé et pour définir ensemble les contours et la finalité de la réforme constitutionnelle envisagée ».
Al-hamdi A. Hamdi
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