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Politique / Le parti Ridja prône la fin de la tournante

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Politique  / Le parti Ridja prône la fin de la tournante © : HZK-LGDC

Le parti Ridja de Me Said Larifou sillonne les villes et villages de l'île de Ngazidja pour la vulgarisation des recommandations des assises nationales. A Kandzile dans la région de Mbadjini où il a rencontré la population, le leader du Ridja appelle à la fin de la présidence tournante, en soutenant l'initiative de révision de la constitution.


Le parti Ridja se lance en pré-campagne quelques semaines après la publication par le chef de l'État du décret portant convocation du corps électoral pour un referendum constitutionnel le 30 juillet prochain. Au tour de la localité de Kantzile dans la région de Mbadjini au sud de Ngazidja, où les leaders du parti Ridja ont rencontré la population sur leur thème favori, les reformes préconisées par les assises nationales organisées en février dernier.

 

Avec en toile de fond la suppression de la présidence tournante entre les îles, qui aurait fait son temps, à l'en croire. « La tournante n'a rien apporté au pays sauf d'enrichir un groupe de personnes. Elle a commencé à Ngazidja et n'a enrichi qu'une poignée de personnes. De même quand la tournante est allée à Ndzouani et Mwali, ce n'est qu'un groupe de gens qui en ont profité », a-t-il d'emblée déclaré.

 

« J'estime qu'il est temps d’abolir la tournante », a-t-il ajouté. Pour lui, la tournante qui serait le socle du nouvel ensemble comorien était instaurée dans une période de crise marquée par le séparatisme. « L'ancien chef de l'État, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi l'avait lui-même dit que le séparatisme est derrière nous. Si cela est vrai, il faut donc consolider l'État », fait-il observer.

 

Revenant sur le referendum constitutionnel appelé par le président de la République et qui continue de soulever une tempête de réactions du coté de l'opposition, le patron du Ridja laisse entendre que « le referendum est une réponse par rapport aux recommandations formulées par les Comoriens ». Et de poursuivre « le chef de l'État a estimé nécessaire de les traduire dans les faits. N'oublions pas que les assises ont lieu au mois de février, au mois de mars et au mois d'avril on commençait à s’interroger pour voir comment se fait-il que le gouvernement prend beaucoup de temps pour traduire dans les faits les recommandations». Et Me Larifou de saluer la décision du président Azali d'organisation le referendum de révision constitutionnelle.

 

Maoulida Mbaé

 


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