Le mouvement social pour le soutien des actions du gouvernement vole à nouveau au secours du régime. Ce groupement a souhaité au cours d'une conférence de presse de mettre en lumière des actions qui seraient posées par les autorités actuelles.
« Le mouvement ne soutient pas automatiquement le gouvernement, il soutient les actions du gouvernement. Ce sont deux choses à mon avis qui sont différentes », a d’emblée déclaré Dahalani Mdoihoma président du mouvement, comme pour tenter de nier la paternité du gouvernement sur une telle association.
M. Mdoihoma fait un bilan avant l'heure de l'action du gouvernement d’Azali en louant la vision du chef de l'État de faire les Comores, un pays émergent en 2030. « Le changement on le sent et on le touche. En moins d'un an, l’électricité est de retour dans nos foyers et même dans les régions les plus reculées du pays. Nous assistons au démarrage des travaux routiers. Le chantier de la construction de l'hôpital El-Maarouf va débuter en janvier », martèle Ibrahim Abdou Boina, membre du mouvement qui appelle à la patience.
Même son de cloche pour le président du mouvement en ce qui concerne la construction de l'hôpital El-Maarouf. « Ce dont je suis sûr, le président de la République ne s'est pas lancé au hasard sur ce dossier. Je suis confiant qu'il sait d’où il est parti et où il veut arriver », a-t-il assuré, ajoutant que Azali n'est pas à sa première initiative, citant la création de l'université des Comores, la Snpsf et Comores Telecom sous son premier régime (1999-2006).
Sur la question des licenciements massifs des jeunes dans l'administration, Ibrahim Abdou Boina rappelle que le candidat à l'époque ne l'avait caché dans ses nombreux meetings, compte tenu de l’ampleur des recrutements massifs en période électorale. Ce qui ne serait pas d'après-lui sans incidence dans l'administration publique. « Mais le président avait en même temps rassuré qu'il y aura du travail pour tous. Cela grâce à la construction des hôtels et des infrastructures de base », a-t-il soutenu, appelant à la patience sur le front de l'emploi.
Les conférenciers ont dénoncé les tentatives de manipulation sur les Assises nationales proposées par le Mouvement du 11 août et dont le gouvernement s'est approprié la démarche à la demande du Mouvement et en consultant les partis politiques et les organisations de la société civile. « Il y a des gens qui veulent attiser le feu en n’évoquant qu'un seul thème sur les sujets devant être abordés au cours des assises, notamment la tournante. On ne le répétera jamais assez que c'est un sujet comme d'autres » lâche le prédicateur Bipé.
Pour rappel le MSAG est mouvement comme son nom l'indique, créé par des jeunes dans l'objectif de soutenir les actions du gouvernement et dont Dahalani Mdoihoma est président fondateur.
Maoulida Mbaé
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