Le rapport relatif à la citoyenneté économique, la question de Maore et la décision du chef de l’Etat de transférer les compétences de la Cour constitutionnelle à a la Cour Suprême ont fait l’objet d’un point de presse du mouvement Si Ndekina. La rencontre entre le mouvement et la presse a eu lieu vendredi à 11h30, dans la capitale.
Crée à la veille de la tenue des Assises nationales, le mouvement « Si Nde Kina » est composé essentiellement de jeunes, filles et garçons. Deux mois après le bilan des 42 ans d'indépendance des Comores, Si Nde Kina sort de son silence et revient sur l’actualité nationale dont la question Maore. Son coordinateur, Abdou Rassoul Abdourahmane alias Janvier, a annoncé vendredi devant la presse que le mouvement soutenait sans condition, la position du gouvernement sur la question: « Nous espérons qu’une solution sera trouvée le plus vite possible afin que les jeunes des quatre iles comoriennes puissent se retrouver pour le seul intérêt des Comores un jour », dira-t-il.
Par rapport au dossier sur la citoyenneté économique, le coordinateur du mouvement dit saluer l’initiative, prise selon lui par le parti Ridja, de rassembler des signatures afin que les auteurs soient traduits en justice: « Nous ne pouvons pas laisser le pays se faire piétiner à tout moment! Il faut absolument une solution et il n’y aura pas de solution sans la justice », assure Abdou Rassoul Abdourahmane.
S’agissant du transfert des compétences de la Cour Constitutionnelle à la Cour Suprême, le mouvement Si Nde kina soutient le Chef de l'Etat. S'appuyant sur l’article 36 de la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, sur le fonctionnement de la Cour Constitutionnelle, il est dit toujours selon le mouvement, que les membres doivent être au nombre de 8 « alors qu’ils ne sont que 3 en fonction ».
« Face à cette paralysie, le président de l’Union, arbitre et modérateur du fonctionnement régulier des institutions, (ndlr: ils citent l’article 12 de la Constitution), en vu d’assumer le fonctionnement régulier de l’Etat, a pris des mesures exceptionnelles, exigées par les circonstances », explique Me Nadjate Ibrahima Mzé, membre de Si Nde Kina. Pour apporter plus de précisions, l'avocate, membre actif du mouvement, rappelle que la Constitution des Comores s'est inspirée de la Constitution française. Et "l’article en question, c'est-à-dire l’article 12/3 s’est inspirée de l’article 16 de la Constitution française".
Ibnou M. Abdou
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