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Politique / Le gouvernement n’exclut pas le retour de Juwa après les Assises

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Politique / Le gouvernement n’exclut pas le retour de Juwa après les Assises © : HZK-LGDC

A en croire le directeur de cabinet du chef de l’Etat, la rupture entre Juwa et Crc n’est pas définitive. Un come back pourrait bien être possible après les assises nationales.


Youssoufa Mohamed Ali, directeur de cabinet du président de la République, décortique le communiqué du parti Juwa qui a mis en garde contre « toute tentative de récupération ou d’instrumentalisation » des Assises nationales prévues de se tenir d’ici le mois de décembre prochain. Le communiqué publié vendredi 14 juillet précise également que le Juwa « s’inscrit pour la sauvegarde de l’autonomie des îles et la tournante présidentielle jusqu’à 2031 ».

Dans sa réaction, le directeur de cabinet du chef de l’Etat déclare que « si Juwa veut préserver la tournante comme ils le disent, ils n’auront qu’à participer aux assises pour constituer un verrou ». « Ils disent qu’il y a des intentions de récupérer les assises. Mais pourquoi ils anticipent de telles hypothèses ? », se demande-t-il contrarié, avant d’ajouter que « si nous avions l’intention de les récupérer on aurait du procéder comme Sambi quand il s’arrogeait cinq ans de mandat au lieu de 4 ans, et rognait les prérogatives des gouverneurs ».

Selon le directeur de cabinet qui se confie à La Gazette des Comores, à Anjouan, 18 maires sur 20 et 9 conseillers sur 18 « parrainent » les Assises. « A Mohéli et Ngazidja autant », assure-t-il, comme pour dire qu’ils ont une autre alternative d’aboutir à la révision constitutionnelle en dehors des Assises. « Mais nous, ce que nous voulons, c’est la participation de toutes les forces vives », insiste-il.

Sur l’éjection de Juwa du gouvernement, Youssoufa Mohamed Ali est formel : «On ne peut pas faire partie d’un gouvernement et s’opposer à sa politique », tranche-t-il. Toutefois, il n’exclut pas la possibilité que le parti Juwa fasse son retour au gouvernement. « Rupture, il y en a, certes. Mais cela ne veut pas dire qu’après les Assises on ne pourrait pas travailler ensemble. Pourquoi pas ? Après tout, on n’a pas rompu ignoblement ».

Si les Assises constituent un motif de discorde entre les deux principaux partis alliés du pouvoir (Crc/Juwa), la déclaration de Sambi suite à la rupture des relations entre l’Etat comorien et le Qatar, n’en est pas moins. Une toute autre histoire !

 

Toufé Maecha

 

 

 

 

 


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