La Gazette

des Comores

Politique / Le FD dénonce des « dérives autoritaires »

Politique /  Le FD dénonce des « dérives autoritaires » © : HZK-LGDC

Le bureau du Front démocratique dénonce les dérives autoritaires du régime. Lors d'un point de presse, les dirigeants du FD ont condamné avec fermeté les arrestations du « frère Moustafa Said Cheikh », Ahmed Mohamed Wadaane et Ibrahim Abdourazakou, survenues vendredi dernier lors d'une marche pacifique la sortie de la Mosquée Alqasmy de Moroni.


Tous disent constater que l’armée ne répond qu’aux ordres du président au lieu de la protection des concitoyens. « La dictature rampante du régime franchit chaque semaine un palier de trop au vu de la brutalité avec laquelle les manifestations pacifiques organisées par l’opposition dans différents villes et villages du pays sont réprimées », lit-on dans une déclaration du bureau exécutif national du Fond Démocratique (FD). Des répressions jugées humiliantes par la majorité des Comoriens et qui rappelle l’époque sombre des mercenaires. Pour beaucoup, Moustoifa Said Cheikh ne mérite pas un tel traitement. Lui qui a lutté, s'est battu en sacrifiant une partie de sa vie pour cette « démocratie » tant prônée par le régime en place et toute la classe politique comorienne.

 

Pour le bureau exécutif national du FD, « le régime en place cultive le mensonge d’Etat quand il prétend promouvoir l’Etat de droit et la démocratie ». La déclaration revient sur la tenue des « Assises Nationales » qui devaient servir à tirer les leçons de 43 ans d’indépendance et qui, malgré cela, tirent le pays vers les pratiques de l’époque Bob Denard. « La méthode utilisée par les Forces de répression ont visé à faire mal et à humilier des adversaires politiques comme des vulgaires malfaiteurs », lit-on dans la même déclaration.

 

« Nous sommes gouvernés par un régime dictatorial », regrette le bureau du FD lors du point de presse. Halidi Ahmed Abdou, membre de la direction nationale, a rappelé que les pratiques actuelles viennent confirmer l’autoritarisme témoigné par le régime depuis son installation en mai 2016. « Faut-il rappeler que dès les premiers mois de son installation, le régime du Colonel Azali avait commencé à restreindre les libertés, à commencer par celle d’expression ? », ont lancé les membres du bureau, citant le cas de la station La Baraka-Fm et son animateur phare, Abdallah Agwa, interdit d'émettre.

 

Pour le FD, il ne saurait tolérer qu’une nouvelle dictature s’instaure durablement dans le pays après de longues années de luttes pour la libération nationale effective, la réunification du pays et le progrès économique et social. Pour les conférenciers, le peuple se doit de réagir. « Nous, Front Démocratique, appelons le peuple comorien, à s’unir pour protéger notre liberté, de renforcer le combat, encourager les luttes pour le développement du pays et cela avec civisme et patriotisme car sans liberté, pas de développement possible », lance Halidi Ahmed Abdou.

 

« Nous devons lutter contre toute forme de tyrannie, nous devons lutter pour une liberté prospère, un Etat de droit garanti et une démocratie fiable! », poursuit-il. Pour finir, le bureau du FD appelle le régime à libérer, sans conditions, « les prisonniers politiques » quels qu’ils soient, fussent-ils condamnés avec sursis, et à mettre fin aux pratiques autoritaires, contraires aux libertés démocratiques et à l’Etat de droit. Le FD se réjouit du grand mouvement de solidarité envers les victimes et la dénonciation de toute forme de répression.

 

A.O Yazid

 


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